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[TEST] God of War 3

Le dieu de la guerre est de retour. Que les dieux de l’Olympe en soient avertit. Après avoir réduit à feux et à sang les joueurs PS2 lors des premiers volets de God of War, Kratos nous revient sur PS3 afin d’asseoir sa suprématie. Si les deux premiers volets nous avaient marqués par leur réalisation graphique et leur gameplay ravageur, il ne reste plus qu’a voir si Sony Santa Monica a réussi à rééditer l’exploit sur le monolithe noir. Tenez-vous près, Kratos arrive. Et une chose est sur, c’est que ça va faire mal. Très mal.

La vengeance est un plat qui se mange froid.

God of War 3 débute là où le second volet s’était clôturé. Sur le dos de la titanesque Gaia, Kratos débute son ascension de l’Olympe avec le simple but de se venger et faire mordre la poussière aux résidents de cette divine demeure, Zeus en cible. Si le dieu de la foudre a de quoi glacer le sang aux simples mortels que nous sommes, le dieu de la guerre n’en démord pas et on sent la haine du fantôme de sparte à travers la brutalité et la maestria de la première heure de jeu. Epique, brutale et biblique, l’entame de God of War 3 est tout simplement renversante et est même la plus éblouissante qui j’ai pu voir jusqu’à présent. Mais ce n’est pourtant que le début d’une longue croisade solitaire où Kratos fera couler des hectolitres de sang par ses lames avant de porter le coup salvateur de sa douce vengeance. Si la mythologie grecque était à conter de nouveau, Kratos siégerait au sommet de l’Olympe. Roi des dieux.

Une réalisation divine.

Les deux premiers épisodes de God of War avaient su extirper toute la quintessence de la Playstation 2. Avec God of War 3, la PS3 se surpasse et nous livre ici l’un des plus beaux jeux de cette génération. Si ce n’est le plus beau. Artistiquement sublime, la réalisation de God of War 3 est à la limite du sans failles. Des effets de lumières divins, des textures fines et détaillées, une profondeur de champ titanesque saupoudrée d’animations fluides et d’effets visuels de premier ordre. On s’en prend plein les mirettes du début jusqu’à la fin sans même tomber sur un détail gênant. Du grand art. Il n’y a qu’à s’arrêter sur la première heure de jeu pour s’apercevoir de la prouesse technique de Sony Santa Monica. Malgré un combat d’anthologie avec une dizaine d’ennemis, une profondeur de champ incroyable et les Titans qui se meuvent sur l’Olympe, le jeu n’en démord pas une seule petite seconde et reste d’une stabilité bénie par les dieux. Si vos yeux se sont embués sur la démo, attendez-vous à un choc visuel à vous en faire perdre la vue. L’ultime combat de Kratos où la violence sanguinaire de sa vengeance est dépeinte avec le brio et l’habilité des plus grands maitres de la Renaissance. J’en ai encore la mâchoire endolorie.

Un gameplay providentiel

Malgré l’extase visuelle qu’est God of War 3, c’est avant tout sur ses mécaniques de jeu que le titre de Sony Santa Monica explose de milles feux. Basé sur les mêmes principes que les deux premiers volets, le gameplay de God of War 3 a su se renouveler en y apportant quelques subtilités qui font la différence. Comme une panoplie de nouvelles armes diaboliquement accrocheuses, un système d’esquive revisité et un petit jeu de pouvoirs ravageurs. C’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures confitures. God of War 3 nous confirme ce proverbe en nous donnant toujours autant de plaisir avec un gameplay pourtant déjà éculé. La prise en main est rapide, les combos sont fougueux et l’on passe d’une arme à une autre en un simple claquement de doigts tout en trucidant nos ennemis à coups de lames du chaos. Tout comme dans les anciens volets, les QTE (Quick Time Event) sont toujours de la partie et ils sont même le point de départ d’une orgie visuelle où Kratos s’adonne à l’art de l’éventrement, charcutage ou lacération en règle. L’art de mêler sadisme et plaisir par l’intermédiaire d’un amas de pixels joliment agencé.

Mais God of War 3 trouve également sa force dans son level-design astucieusement étudié. On parcourt le jeu avec toujours la même fougue, sans avoir l’impression de perpétuer les mêmes massacres. Et pour finir de façon grandiose, chaque nouvelle zone est ponctuée par un combat biblique où l’on affronte des boss à la taille démesurée. Un pur plaisir. God of War 3 nous transcende chaque seconde avant de finir en apothéose. On en veut encore et toujours.

Le champ des sirènes.

En plus d’un gameplay ultra maitrisé et d’une réalisation époustouflante, le jeu n’avait besoin que d’une bande son d’envergure pour achever son tableau de maitre. Chaque combat est rythmé par des musiques à la fois épiques et divines. On est sans cesse envouté par ces délicieuses mélopées qui nous immergent dans ce fantastique tableau de la mythologie grecque. Le jeu étant doté d’un doublage intégralement en français, la voix de Kratos résonne comme celle d’un dieu en colère qui est sur le pas d’achever sa destiné macabre et vengeresse. En plus d’un réel délice visuel, le jeu est un bonheur auditif. Et si par chance vous possédez un ensemble home cinéma, branchez-le et prévenez les voisins. Le tsunami God of War 3 est en route et il va faire très mal. Une fois la dizaine d’heures passées avec Kratos achevées, on en redemande encore, on en veut encore plus, on veut de nouveau défier les dieux. Et c’est bien la dessus qu’on s’aperçoit que Sony Santa Monica a marqué un tournant dans le jeu-vidéo. Une chose est sur, c’est qu’il y aura un avant et un après God of War 3 !

VERDICT : 10/10

Lorsque j’ai débuté ce blog, et même lorsque j’écrivais pour Play3live, jamais je n’aurais pensé, un jour, mettre la note maximale à un jeu. Sony Santa Monica nous livre ici une folle épopée, baignée dans une réalisation de maitre et saupoudrée d’un gameplay maitrisé à la perfection. Après un départ sur les chapeaux de roues, le jeu prend un rythme de croisière parfaitement maitrisé, ponctué par des combats épiques, inoubliables et grandiloquents. La première chose qui nous vient à l’esprit lorsque l’on termine le jeu est de le recommencer en mode titan, juste pour le plaisir d’affronter les dieux. Même si l’on n’est pas un fan des Beat Them All, passer à côté de God of War 3 serait une erreur. Et de taille !

[TEST] Harry Potter et le Prince de sang-mêlé (PS3)

C’est surement le sorcier le plus connu de tout les temps. Ses romans font des cartons intersidéraux et ses films figurent toujours au box-office mondial. Je parle bien évidement d’Harry Potter. Cette fois-ci, ce n’est pas en littérature ou au cinéma que le sorcier apparait, mais sur PS3 avec Harry Potter et le Prince de sang-mêlé, adaptation vidéo-ludique du film éponyme. Voyons voir si le sorcier assure aussi en jeu-vidéo.

Scénario : Plutôt que de se baser sur le roman de J.K Rowling pour son jeu, le studio EA Bright Light a préféré opter pour l’adaptation du film du même nom. Si les fans du sorcier balafré feront la moue, les autres seront très certainement ravis de se retrouver dans un contexte déjà connu et apprivoisé. Ainsi, nous revoilà avec Harry dans sa sixième année à Poudlard où il devra, une nouvelle fois, contrecarrer les plans machiavéliques de Voldemort. Si la trame scénaristique est bien respectée, la narration, elle, est très (trop) maladroite. Du coup, on a le droit à un enchainement de scènes sans queues ni têtes, qui nous embrouille plus qu’autre chose. Voir le film avant de jouer au jeu ne serait pas une mauvaise chose.

Graphismes / technique : Que ça pique les yeux ! Oui, Harry Potter et le Prince de sang-mêlé nous offre des graphismes datés, des textures baveuses, des animations rudimentaires et des modélisations très houleuses. Ici, la PS3 n’est pas mise à rude épreuve et fait même le voyage les doigts de pieds en éventails. Mais pas la peine de crier au loup pour autant. L’ensemble est propre, très coloré et on plonge dans l’univers de Poudlard avec grand plaisir. Surtout que les différents lieux et personnages sont reconnaissables au premier coup d’œil. En plus de l’aspect graphique assez vieillot, le jeu souffre également de différents bugs de collisions et de synchronisations labiales. Mais rien de bien méchant.

Gameplay/ Maniabilité : Harry Potter et le Prince de sang-mêlé propose un gameplay simpliste et dirigiste, qui plaira certainement aux joueurs occasionnels et aux plus jeunes.  Par contre, les gamers chevronnés devraient passer leur chemin. Du début à la fin, on passe le plus clair de son temps à parcourir les couloirs de Poudlard d’épreuves en épreuves. Présentées sous forme de mini-jeux, ces épreuves sont peu nombreuses et se résument à la fabrication de potions, à des duels de baguettes magiques et à des matches de Quidditch. En guise de quêtes secondaires, le joueur pourra se donner à l’art de la collectionnite d’écussons disséminés dans Poudlard afin d’acquérir de nouveaux sorts ou autre petits bonus. De plus, le jeu est très simple et n’offre pas de casse-têtes particulier. Le public visé est donc clairement assumé. La prise en main est également assez délicate. Le maniement de la baguette magique manque de précision, la caméra est difficile à contrôler et Harry semble aussi lourd qu’un paquebot chargé à bloc. Par contre, les matchs de Quidditch sont parfaitement maniables avec une bonne impression de vitesse. C’est toujours ça de prit non ?

Bande Son : La bande son est l’un des points forts du titre. En plus de proposer toutes les musiques si particulières de l’univers Harry Potter, on a le droit aux doublages officiels du film. De quoi bien s’immerger !

Durée de vie : Le jeu peut aisément se boucler en une après-midi. N’offrant pas de difficulté particulière et étant réservé clairement aux joueurs occasionnels, c’est avant tout par de petites séances de jeu que l’on appréciera ce titre. Notez le bien.

VERDICT : 5/10

Harry Potter et le Prince de sang-mêlé n’est pas un jeu à mettre entre toutes les mains. Tandis qu’un core-gamer n’aura de fait que de jeter le jeu aux lions, les joueurs occasionnels ou les plus jeunes y passeront un très bon moment. Possédant un gameplay « sympathique » et un univers solide, le jeu comblera une certaine tranche de joueurs. C’est une certitude. Mais pour tous les autres, il faudra attendre le 7ème et dernier volet du jeu pour voir s’il arrive à la hauteur des deux autres médias.

[TEST] Tatsunoko VS Capcom : Ultimate All-Stars

Elle est loin l’époque où je me faisais saigner les doigts sur Street Fighter 2. Depuis, Capcom n’a jamais arrêté de nous pondre des jeux de combats. On a eut le droit à de vraies daubes, soyons honnêtes, et à de véritables petites bombes, comme le récent Street Fighter 4. Mais cette fois-ci, ce n’est pas sur PS3 ou sur Xbox 360 que nous allons jouer, mais sur Wii avec le truculent Tatsunoko VS Capcom : Ultimate All-Stars.

Scénario : Vous vous en doutez, le jeu ne propose aucune sorte de scénario, mais si tout le monde connaît, ou devrais connaître, les différents personnages de Capcom, les personnages de la franchise Tatsunoko sont déjà plus intimistes et méconnus. Pour les curieux, Tatsunoko Production est un studio d’animation japonais à l’origine de plusieurs sagas comme Speed Racer (C’est celle que je connais le mieux).

Graphismes / Technique : Tout comme Street Fighter 4, Tatsunoko VS Capcom propose des graphismes en Cell Shading avec des combattants modélisés en 3D sur décors et gameplay en 2D. Si la Wii n’est pas la reine du glamour côté visuel, Tatsunoko VS Capcom nous illumine avec ses graphismes colorés et ses effets visuels détonants. Seul quelques pixellisations viennent entacher ce si joli tableau durant les coups spéciaux. Hormis ce petit détail, le jeu assure un max et nous régale des yeux durant chaque combats.

Gameplay / Maniabilité : Le jeu nous propose plusieurs types de contrôles, allant du stick d’arcade jusqu’au duo wiimote et nunchuck. Selon le périphérique utilisé, le jeu peut s’avérer assez technique, mais aussi très simple d’accès. Les coups spéciaux se délivrent très simplement et on peut enchainer des séries de combos dévastateurs sans forcément provoquer un tremblement de terre. Côté gameplay, le jeu se joue avec deux combattants et on peut faire des vas et viens où utiliser le support de son partenaire à tout moment. A la wiimote, le jeu est très jouissif et permet des joutes endiablées avec des joueurs pas forcément à l’aise avec le genre. En clair, on se régale.

Bande son : Les musiques ne m’ont pas spécialement intéressées, elle m’ont même laissées indiffèrent. Ce qui n’est pas un mal en soi. Le plus intéressant sont les doublages d’origine des combattants qui font mouche. Et les différents bruitages sont plutôt de bonnes factures et nous plongent bien au cœur des combats.

Durée de vie : Le jeu comporte de nombreux modes de jeu. En passant du traditionnel mode arcade, jusqu’au mode Wifi Connect et en passant par un mode Time Attack et Survival, le jeu a de quoi nous faire passer de nombreuses heures. Après, si les potes sont disponibles, le mode versus à de quoi sucer de nombreuses piles pour wiimote.

Côté multi, si le mode online est bien pensé, j’ai eu des difficultés à trouver des parties. J’ai pourtant une bonne connexion.

VERDICT : 8/10

Proposant un gameplay savoureux et une prise en main rapide et technique, Tatsunoko VS Capcom est une petite perle que les joueurs Wii adeptes des jeux de combat se doivent de posséder dans leur ludothèque. Agréable à l’œil, grisant et bourré de modes de jeu, Capcom nous livre ici une petite tuerie qui trouve son seul défaut dans le mode Wifi Connect un poil capricieux.

[VIDEO] Le joueur du grenier : Tintin au Tibet

Ce week-end, en plus d’avoir saigné Heavy Rain sur ma PS3, j’ai découvert, en me baladant sur Gameblog, la chaine Youtube du Joueur du Grenier. Si vous ne connaissez pas encore ce joueur, je vous conseille de vous jeter sur ces vidéos. Avec beaucoup d’humour, le joueur du grenier teste les plus grosses bouses qui sont sorties sur nos consoles. Mais ne vous attendez pas à des jeux Xbox 360, PS3 ou même Wii, puisque se sont des oldies qui passent à la casserole.

J’ai commencé à regarder ces vidéos hier soir et je me les suis toutes faites d’une traite. Y’a pas à dire, je suis fan du monsieur, surtout qu’il porte des chemises trop classieuses.

J’ai sélectionné pour vous le test de Tintin au Tibet sur Megadrive. Régalez-vous !!

[TEST] M.A.G (Massive Action Game)

La guerre, folie meurtrière de l’homme qui une fois transposée dans un monde virtuel, rassemble des milliers de joueurs autour d’un seul et même dessein : le divertissement. Avec M.A.G (Massive Action Game) Zipper Interactive, le géniteur de la saga SOCOM, ne joue pas dans la finesse et va droit au but. Un FPS massivement multi-joueurs ou deux folles armées de 128 joueurs se livrent une bataille épique pour imposer leur suprématie. Du jamais vue sur consoles. Reste à voir si l’expérience est aussi jouissive qu’il n’y parait.

SCENARIO : Ce serait un crime pour la forêt amazonienne que d’utiliser un post-it pour y écrire le scénario de MAG. En somme, le jeu nous plonge dans un conflit futuriste où trois armées privées (SVER, RAVEN et VALOR) se livrent bataille pour le contrôle de notre belle planète bleue. Un scénario minimaliste, résumé à une simple cinématique plutôt classe et qui tombe dans l’abnégation totale une fois le jeu lancé.

GRAPHSIMES / TECHNIQUE : A des  années lumières de ce brave Killzone 2, sorti il y a déjà un an, MAG fait dans le minimum syndical. Modélisation des combattants tout juste correcte, palette de couleurs agréable mais pas flamboyante, animations convenues et ambiance sonore prosaïque. Mais ce fut le prix à payer pour Zipper Interactive afin de nous offrir des cartes gigantesques et des batailles endiablées à 256 joueurs sans la moindre once de lag. Un compromis judicieux qui met l’accent sur le plaisir de jeu plutôt que sur son aspect visuel.

GAMEPLAY : Si l’esthétique n’est pas la pierre angulaire du jeu de tir magivement multi-joueurs, c’est plus sur son gameplay qu’on aurait tendance à pousser la chansonnette. Simple trouffion au départ, il faudra gravir les échelons à coup d’XP durement gagnés pour pouvoir prétendre à un poste plus opportun et ainsi diriger son escouade, sa section ou même sa faction tout entière (Etre dieu quoi). Malgré cette hiérarchie mise en place par le jeu, on a généralement le droit à un bordel complet sur les cartes où chaque joueur tente de réaliser les différents objectifs sans se soucier de ses comparses. Mais dans le cas d’attaques bien ordonnées, c’est carrément le pied. Par contre, le jeu propose peu de modes de jeux, pas toujours jouables à 256, dans une interface graphique très peu lisible et pas toujours très claire.

Concernant la prise en main, c’est plutôt pas mal. On prend ses marques plutôt rapidement. Les seuls défauts résident dans la visée peu précise et dans les sensations qui sont très faiblardes. On a pas l’impression de tenir une arme dans les mains et les tirs au sniper sont aussi réalistes que tirer à la sarbacane.

DUREE DE VIE : Si l’on est un grand amateur de FPS, qu’on adore niveler son personnage et prendre part a des batailles complètement folles à 256 joueurs, MAG a de quoi sustenter son auditoire des mois, voir des années durant. Il faudra même attendre un certains temps avant de connaître l’ensemble des cartes sur le bout des doigts. Reste à voir si Zipper Interactive fera évoluer son bébé au fil du temps, histoire d’alimenter les joueurs voraces que nous sommes. Quoiqu’il en soit, MAG est un jeu qui est fait pour durer.

VERDICT : 7/10

Proposant des joutes jusqu’à 256 joueurs, un gameplay bien huilé, des cartes gigantesques, aucune sorte de lag et un système de hiérarchie plutôt bien pensé, MAG a de quoi combler tous les mordus de FPS en ligne. Malheureusement, le jeu ne rate pas les erreurs de jeunesses avec une interface très mal pensée, des sensations de jeu mollassonnes et le manque d’originalité dans les modes de jeu.

[TEST] Heavy Rain

Heavy Rain a commencé avec The Casting, une démo destinée à un usage interne mais qui a fini exhibée lors de l’E3 2006. Après avoir fait forte impression, sur la presse et les joueurs, David Cage et son studio Quantic Dream se devaient de concrétiser le projet en un véritable jeu. Nous sommes en février  2010 et Heavy Rain devrait être disponible dès mercredi dans toutes bonnes boutiques spécialisées. Le jeu a d’ores et déjà fait couler beaucoup d’encre, mais après avoir enfin fini le jeu (Une première fois) me voici près à vous rendre mon verdict.

Du jeu-vidéo au cinéma.

Heavy Rain n’emprunte pas le même chemin que n’importe quelle autre production actuelle. David Cage, et de surcroit Quantic Dream, bouscule les codes et tente d’inventer un nouveau genre. Malheureusement, le jeu ne sera pas au gout de tous, mais l’idée est louable et Heavy Rain agit comme une bouffée d’air frais au milieu de cet océan de styles usés jusqu’à la moelle. Le jeu nous plonge dans un thriller sombre et prenant où l’on incarne quatre personnages dont les destins se croiseront autour du tueur aux origamis, un bourreau d’enfants qui noie ses victimes dans de l’eau de pluie avant des les abandonner, un origami à la main et une fleur de camélia sur la poitrine. Si les quatre personnages ont chacun leur importance dans l’intrigue, c’est autour d’Ethan Mars que le jeu s’articule. Jeune architecte à la vie paisible et heureuse, tout va basculer pour Ethan le jour où l’un de ses fils meurt renversé par une voiture, mais ce ne sera que le point de départ d’une suite d’événements terribles que vous découvrirez dans le jeu. Par de là son histoire, le jeu tente de nous faire répondre à une question cruciale qui devrait parler à de nombreux joueurs et joueuses : Jusqu’où sommes nous capable d’aller par amour. Si l’on n’adhère pas à l’univers et au scénario d’Heavy Rain, autant raccrocher les gants dès le départ puisque c’est l’intérêt même du titre de David Cage. On ne joue pas à Heavy Rain pour son gameplay, mais on y joue pour plonger dans une histoire et y être le seul et unique acteur principal.

Des gestes simples, mais efficaces.

Heavy Rain ne propose pas de gameplay classique, on n’y prend pas le contrôle d’une voiture, on ne sort pas son flingue à tout bout de champ et on ne gère aucune armée. Ici, on se laisse aller par les événements et on interagit avec les éléments du décor ou les différents personnages rencontrés. A l’aide de la touche R2, on fait avancer son personnage, et à l’aide du stick analogique gauche on contrôle sa vue et ainsi ses mouvements. Dès que l’on regarde dans une direction, toutes les possibilités d’action s’affichent à l’écran, et on est amené à presser différentes touches, jouer du stick analogique droit ou d’utiliser la fonction gyroscopique du SixAxis. Lors d’un dialogue, les réponses que l’on peut fournir tournoient autour de notre personnage et il suffit de presser le bon bouton pour lancer une réponse. Si toutes ces informations apparaissent de façon claire en temps normale, dès que l’on est plongé dans une scène d’action ou à tendance dramatique, les informations apparaissant tremblotantes et brouillées. Un procédé astucieux permettant de souligner l’état d’anxiété ou de nervosité de notre personnage. De plus, à tout moment, il est possible d’entendre les pensées de notre personnage en pressant le bouton L2. Une option qui peut paraitre anecdotique, mais qui fortifie la narration et la perception psychologique de nos différents protagonistes.

Mais la où Heavy Rain trouve sa force, c’est dans la possibilité d’influer sur le reste de l’aventure selon nos actions et nos choix. Si certains changements n’opèrent que sur la scène où l’on se trouve, certains choix, capitaux, influent directement sur le scénario et le dénouement de l’histoire. Ainsi, plusieurs fins sont possibles et le potentiel de rejouabilité du jeu s’en voit décuplé. Une bien bonne manière d’accentuer la durée de vie du soft qui avoisine les 8h de jeu pour une première partie.

Une réalisation de grande classe

Dès le premier coup d’œil, qu’on soit joueur ou pas, la réalisation du titre de Quantic Dream bluffe. La position des caméras, la photo, la direction artistique, l’animation des personnages et l’ambiance sonore font qu’on a l’impression d’être plongé au cœur d’un film. Quantic Dream a énormément travaillé sur la motion capture, aussi bien du corps que du visage et des yeux. Même si ce n’est pas parfait, on parvient tout de même à ressentir les différentes émotions qu’éprouvent les personnages.

L’ambiance sonore du titre parvient à nous plonger encore plus dans l’action et baigne chacune des scènes avec grande maestria. Les musiques choisies sont profondes, prenantes et colle parfaitement avec l’ambiance du titre. De plus, elles démarrent toujours au moment opportun. Et pour une fois, les doublages français n’ont pas été bâclés et sont même plutôt bon. Heavy Rain emprunte les codes du cinéma pour nous les retranscrire pad en main, et c’est fait avec brio. Par contre, même si le jeu reste étincelant, pas mal de choses nous font redescendre sur terre, comme la modélisation minimaliste de certains objets et la gestion des collisions très houleuses par endroit. Certaines scènes en deviennent même comiques, à leur défaut, malheureusement.

Oui….mais

Après un démarrage assez fastidieux et à la limite du soporifique, Heavy Rain nous plonge dans un univers dont il est difficile d’en sortir. Le jeu est plein de suspens, le twist final est très bien amené et on ressort de cette expérience tout plein d’émotions avec l’agréable sentiment d’avoir passé une superbe expérience. Néanmoins, Heavy Rain n’a rien du jeu parfait, il possède sont petit lot de carences qu’il ne faut pas nier et oublier. Le scénario, aussi prenant et profond qu’il soit, contient pas mal d’incohérences et les acteurs en font parfois trop pour souligner leurs émotions. La réalisation graphique n’est pas uniforme et les différents problèmes de collisions et d’animations tâchent l’aventure. Et pour finir, si le jeu propose un gameplay épuré qui attirera les occasionnels et les néophytes du pad, il n’en reste pas moins creux et ne propose aucune alternative pour combler un joueur désintéressé du scénario. Comme toutes œuvres, Heavy Rain est gorgé de qualités mais possède aussi ses défauts. Une chose que bien des sites et magazines spécialisés ont oubliés de souligner dans leurs tests dithyrambiques.

VERDICT : 8/10

Heavy Rain est un jeu qui marquera à sa façon l’histoire du jeu-vidéo. Loin des productions habituelles, Quantic Dream nous livre ici un jeu qui prend ses marques dans le cinéma et dont le seul et unique héro reste le joueur. Malgré un gameplay relativement creux et quelques problèmes techniques, Heavy Rain parvient à nous scotcher du début à la fin grâce à son scénario,  sa réalisation graphique et  son ambiance sonore de haute volé. Une nouvelle étape a été franchie, et se serait fort dommage de passer à côté.

[TEST] Dante’s Inferno (Xbox 360)

Après nous avoir fait voyager dans l’espace dans Dead Space, le studio Visceral Games nous revient avec un clone de God of War assumé qui revisite à sa sauce la divine comédie de Dante. Si l’œuvre de Sony Santa Monica a été pompée jusqu’à la moelle sans vergogne, le génie reste difficile à calquer et on se retrouve face à un Beat Them All bien gore mais qui a encore beaucoup à apprendre du « vrai » dieu de la guerre.

SCENARIO : Le jeu trouve sa trame scénaristique dans La Divine Comédie, une œuvre de la renaissance italienne. Pour faire clair, rapide et concis, Dante va faire un petit tour en Enfer afin de retrouver sa bien aimée Béatrice accaparée par Lucifer. Mais avant de récupérer sa belle, Dante doit visiter les neuf cercles de l’enfer et y affronter tous les démons et autres monstruosités (Pour la plus part complètements ridicules) qui l’habitent. Un bien joli programme de vacances! Si Visceral Games n’a pas joué la carte de l’originalité avec ce jeu, on suit tout de même les péripéties de Dante avec pas mal d’intérêt et d’attention.

GRAPHSIMES / TECHNIQUE : Dante’s Inferno ne nous marquera pas par sa patte graphique. La direction artistique du jeu est somptueuse, du moins si l’on n’est pas allergique aux entrailles de la terre, mais la réalisation graphique est assez moyenne et très peu convaincante par endroit. Le jeu souffre d’aliasing, de textures baveuses et de modélisations minimalistes selon les personnages. Mais le titre de Visceral Games n’enchaine pas que les mauvais points, loin de là. Dante nous propose une très belle profondeur de champ, de magnifiques environnements et ne soufre pas de baisse de framerate si commun aux jeux du même genre. Les phases de gameplay sont ponctuées par des passages animées assez old school qui vont en totale opposition avec le style du jeu. Si certains aimeront la patte artistique, d’autres pas du tout. J’en fais partie.

GAMEPLAY / MANIABILITE : Le gameplay de Dante’s Inferno se calque point par point sur celui de God of War, sauf qu’ici, il nous est possible de jeter des projectiles divins à l’aide de la croix de Béatrice et qu’on peut même écharper ou absoudre les ennemis sur lesquels on met la main dessus. Selon nos choix, on peut débloquer une certaines catégorie de coups ou de pouvoirs. Si God of War propose un gameplay calibré au millimètre près, ici, c’est déjà plus brouillon. Les coups manquent de précision, les contres et la garde sont mal dosés, les collisions sont étranges et on a tendance à pester contre les ennemis les plus faibles. Néanmoins, les combats sont bien rythmés et on enchaine les combos avec pas mal d’aisance et de plaisir. Les combats avec les boss de fin de niveaux sont assez trippants et finissent par des séances de QTE God of Warienne.

Là où le jeu se vautre, c’est dans son Level-Design simpliste et ses phases de plateformes ratées. Le jeu se résume à enchainer les corridors, actionner des leviers ou résoudre des casses têtes enfantins avant de rentrer dans une zone de combat bien prévisible. Aucunes originalités ou petites folies n’est rencontrées. Les phases de plateformes sont très frustrantes puisque les distances sont très difficiles à évaluer, la caméra est toujours située à des endroits improbables et on finit toujours par tomber dans un faussé pour des détails insignifiants. Le truc à en jeter sa manette au sol. Si le jeu copie God of War dans ses mécaniques, il ne lui arrive clairement pas à la cheville pour le reste. Imité, mais pas égalé.

BANDE SON : La bande son se rapporte au thème de l’enfer, de l’épique et de la divine comédie. Les musiques écoutées dans les différents niveaux collent parfaitement à l’action, rythment très bien le jeu et nous mettent clairement dans l’ambiance. Pour les différents bruitages ou effets sonore, ils sont de très bonnes factures. Seuls les doublages en français sont à la ramasse. Comme toujours j’ai envie de dire.

DUREE DE VIE : Le jeu reste dans le standard actuel. Comptez donc moins d’une dizaine d’heures pour y venir à bout. Bien sur, le mode de difficulté maximum devrait vous ralentir même s’il n’est pas aussi dur qu’un Bayonetta ou un Devil May Cry. Par contre, si vous voulez débloquer tous les combos ou autres, il y a de quoi passer du temps.

VERDICT : 6/10

Même si Dante’s Inferno copie God of War comme un cancre copie son camarade de classe, il ne parvient tout de même pas à l’égaler. Graphiquement moyen et proposant un gameplay intéressant mais très perfectible, le dernier née de Visceral Games propose néanmoins une direction artistique de folie, une bande son renversante et quelques passages bien sympathiques. Si les amateurs de Beat Them All préféreront rester sur Bayonetta ou God of War Classic, d’autres pourraient bien passer un agréable petit moment avec Dante.

[TEST] Tekken 6 (Xbox 360)

Elle est loin l’époque où Tekken ne sortait que sur Playstation. Depuis, les temps ont changés. La guerre des exclusivités a éclatée et les couts de production se sont envolés. Tekken 6 va donc rester dans les mémoires comme le premier jeu de la franchise à s’écarter du camp Sony pour aller s’installer aussi du côté de Microsoft. Mais le plus important n’est pas forcement la machine sur laquelle le jeu tourne, mais le jeu en lui même.

SCENARIO : Née six épisodes plus tôt, la série des Tekken possède bel et bien un scénario dont j’éviterais de dire du mal pour ne pas me retrouver avec une horde de fans en colère sur le pas de ma porte. Pour la sixième année consécutive, le King of Iron Fist Tournament sera le lieu de moult combats endiablés qui permettront d’éponger de vielles querelles familiales et d’alimenter le sixième volet d’une série de jeu de combat, aujourd’hui culte. Si la majorité des joueurs ne prête aucune attention au scénario du jeu, d’autres y vouent un culte sacré. Chacun son truc. Personnellement, je fais partie de la première catégorie de joueurs. Alors j’éviterais de porter un jugement sur ce segment.

GRAPHSIMES / TECHNIQUE : Tekken 6 a mis pas mal de temps à sortir sur nos petites consoles chéries, du coup, la claque graphique n’est pas forcement au rendez-vous. Pire, le jeu fait même old-school comparé à Soul Calibur 4 ou même Street Fighetr 4, beaucoup plus clinquants dans leurs genres. Si les modélisations sont plutôt réussies, les animations restent un poil rigides, les décors font grises mines et tous les petits effets visuels sont assez désuets. En clair, Tekken 6 n’est pas à la hauteur de ce qu’ont dans le ventre une Xbox 360 ou une PS3. Mais pas la peine de prendre rendez-vous chez votre ophtalmologue pour autant, le jeu ne fait pas encore piquer les yeux et reste même très agréable à regarder. C’est juste que pour une aussi grande attente, on est forcément déçut.

GAMEPLAY / PRISE EN MAIN : Si Tekken 6 a de quoi mettre d’accord son monde, c’est sur son gameplay et sa prise en main. Rapide d’accès pour les néophytes et suffisamment technique pour les vieux de la vielle, Tekken 6 offre un délicieux compromis aux joueurs. Le gameplay reste globalement le même sauf que Tekken 6 ne vient pas les mains vides et ramène avec lui quelques petites nouveautés, comme la possibilité d’activer un mode « rage » lorsque sa barre de vie est presque vide, afin de donner des coups plus violents et ainsi tenter de renverser le dénouement du combat. A noter que les arènes son maintenant ouvertes et qu’il est possible d’utiliser des accessoires durant les combats. D’une manière plus générale, Tekken 6 est toujours autant agréable à jouer et devrait ravir les fans et autres inconditionnels de jeux de combats, même si on trouvera toujours quelques réfractaires.

DUREE DE VIE : Proposant un mode Arcade avec une quarantaine de combattants, un mode versus pour de parties endiablées entre amis et une mode online, Tekken 6 propose une durée de vie plus que conséquente, comme n’importe quel jeu de combat qui se respecte.

En plus de tous ces modes de jeu, il y a également le mode histoire que l’on pourrait aisément qualifier de Beat Them All calamiteux qui n’apporte rien de spécial au jeu hormis, peu être, de perdre son temps. Voilà tout ce qu’il y en a à en retenir.

VERDICT : 7/10

Tekken 6 ne réinvente pas la roue et nous propose une nouvelle itération du jeu en version HD avec quelques petites nouveautés ici et là. Les seuls véritables reproches qu’on pourrait lui faire sont le mode histoire complètement raté et la réalisation graphique pas à la hauteur des supports. Malgré ça, Tekken 6 reste une valeur sur en tant que jeu de combat et a de quoi combler des wagons entiers de joueurs

[TEST] Bayonetta (PS3)

ScénarioDans l’univers de Bayonetta, les anges et les démons s’affrontent avec  en toile de fond le sexe et les bastons. Le scénario est tirée par les cheveux mais les fans de beat’em all n’apportent pas beaucoup d’importance à ce critère. Les créateurs du jeu se sont éclatés à créer une histoire complètement décalée avec un humour omniprésent.

Graphismes : Le style graphique du jeu est éblouissant avec ses couleurs et ses monstres gigantesques mais la réalisation ne suit pas. Les textures ne sont pas très fines et les bugs de collision font souvent leur apparition. Les combats sont souvent très confus et ils manquent de fluidité. J’aime défoncer les méchants mais j’espérai comprendre quelques choses à mes combats.

Gameplay Le gameplay apporte des nouveautés au genre comme le système d’esquive mais il est très difficile à maitriser. De plus, les combats sont tellement confus qu’on se retrouve à taper sur sa manette sans comprendre pourquoi. Le jeu est vraiment destiné aux « hardcore gamers » qui sont à la recherche du combo le plus élevé et arriveront à maitrise la belle. Les autres seront frustrés par une incompréhension des combats et ils seront confrontés à des morts rapides et des rechargements de niveau particulièrement longs.

Bande-son : La bande-son correspond parfaitement à l’univers du jeu avec un coté grandiose et nerveux. Les doublages anglais peuvent paraître énervants mais cela renforce le côté humoristique. Si vous aimez la musique des RPG japonais, vous adorerez celle de Bayonetta !

Durée de vie : Le jeu peut se terminer en 15 heures mais il m’a fallut 20 heures pour le finir. Votre manette et vos doigts vont souffrir mais il faudra rester accrocher au jeu car Bayonetta peut paraitre vite ennuyeux. Pour augmenter la durée de vie, les challenges sont nombreux : avoir tous les trophées, battre les scores, récupérer tous les accessoires…

Verdict : 6/10

Au final, Bayonetta s’adresse aux fans de beat’em all et aux univers japonais délirants. L’histoire est hallucinante mais il faudra s’adapter au gameplay difficile et aux crampes de doigts car le jeu n’a pas la réalisation d’un God of War. Comme son héroïne, le jeu charmera certains mais les autres n’accrocheront pas du tout.

[TEST] Dark Void (PS3)

Scenario : Le scénario de Dark void ne vous laissera pas un souvenir impérissable, loin de là, mais il parvient tout de même à faire passer un moment bien sympathique. Le jeu se déroule dans une période pré-seconde guerre mondiale où, pour une fois, les méchants Nazis ne seront pas l’ennemi à abattre. Après un crash en avion dans le triangle des Bermudes (respect à l’originalité), on se retrouve nez à nez avec d’étranges créatures robotiques venant d’une autre dimension pour réduire l’espèce humaine à néant, rien que ça. Du coup, c’est à l’aide de Jet Packs qui s’amélioreront au fil de l’aventure que nous devrons sauver le monde. Pas exaltant, mais fort distrayant.

Graphismes / Technique : Dark Void n’est pas à la hauteur des jeux Capcom, mais ça ne le rend pas moche pour autant. Le personnage principal est modélisé à la perfection et les textures, utilisées  pour ses vêtements, sont très fines et détaillés. Par contre, tout le reste a été négligé. La profondeur de champ est anecdotique, le sol est limite risible et l’ensemble des environnements manquent de détails et semble avoir été fait à la va-vite. Techniquement parlant, le résultat final est passable, mais nous gratine de petites chutes de framerate dans les phases d’escalades, d’animations très peu naturelles et de murs invisibles en veux-tu en voilà.

Maniabilité / Gameplay : Dark Void surf sur la vague des TPS en y ajoutant la possibilité de voler à l’aide d’un Jet Pack. Si les phases au sol sont parfaitement maniables, dès qu’on se retrouve dans les airs, c’est une tout autre histoire. La précision manque à l’appel, viser des ennemis en volant s’avère être un véritable tour de force et les envies de sortir un petit sac en papier pour y déposer son déjeuner sont légions. Si l’on met de côté la possibilité de voler, Dark Void propose des phases de gameplay assez classiques. On évolue dans de larges couloirs, on dispose d’un petit arsenal customisable et on peut se mettre à couvert comme dans tout bon jeu à la mode. Par contre, les phases d’escalades sont plutôt bien pensées même si leurs mises en scène restent bancales et maladroites. Les gros défauts de Dark Void sont que les sensations de jeu sont très mollassonnes et que le rythme est bien trop léger. En clair, un jeu bien sympa, mais assez chiant.

Bande son : Si les musiques ne font pas forcément naitre de fortes émotions en nous, elles parviennent néanmoins à bien rythmer l’aventure. Prenantes, elles s’intègrent parfaitement au gameplay comme aux environnements. Quant aux bruitages et autres effets sonores, ils font très bien leur boulot, mais sans nous transcender.

Durée de vie : Le jeu se boucle entre 6 et 8 heures de jeu en mode normal. Assez simple, le mode difficile pourrait réserver des surprises au niveau des joutes aériennes. Question rejouabilité, on frise le zéro, à moins que vous vouliez à tout prix chopper tous les succès et trophées.

VERDICT : 5/10

Si le jeu laissera de marbre n’importe quel gamer chevronné, il devrait tout de même intéresser le néophyte du genre ou le joueur occasionnel qui se serait perdu entre deux parties soporifiques de Wii Play. Pleins de bonnes idées, Dark Void s’enlise dans une réalisation bien trop classique, dans des phases aériennes complètement ratées et dans des sensations de jeu beaucoup trop timide. Un jeu qui aurait pu faire parler de lui durant une période creuse, mais avec ce qui sort en ce moment, on ne le voit même pas passer.

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