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[TEST] God of War 3

Le dieu de la guerre est de retour. Que les dieux de l’Olympe en soient avertit. Après avoir réduit à feux et à sang les joueurs PS2 lors des premiers volets de God of War, Kratos nous revient sur PS3 afin d’asseoir sa suprématie. Si les deux premiers volets nous avaient marqués par leur réalisation graphique et leur gameplay ravageur, il ne reste plus qu’a voir si Sony Santa Monica a réussi à rééditer l’exploit sur le monolithe noir. Tenez-vous près, Kratos arrive. Et une chose est sur, c’est que ça va faire mal. Très mal.

La vengeance est un plat qui se mange froid.

God of War 3 débute là où le second volet s’était clôturé. Sur le dos de la titanesque Gaia, Kratos débute son ascension de l’Olympe avec le simple but de se venger et faire mordre la poussière aux résidents de cette divine demeure, Zeus en cible. Si le dieu de la foudre a de quoi glacer le sang aux simples mortels que nous sommes, le dieu de la guerre n’en démord pas et on sent la haine du fantôme de sparte à travers la brutalité et la maestria de la première heure de jeu. Epique, brutale et biblique, l’entame de God of War 3 est tout simplement renversante et est même la plus éblouissante qui j’ai pu voir jusqu’à présent. Mais ce n’est pourtant que le début d’une longue croisade solitaire où Kratos fera couler des hectolitres de sang par ses lames avant de porter le coup salvateur de sa douce vengeance. Si la mythologie grecque était à conter de nouveau, Kratos siégerait au sommet de l’Olympe. Roi des dieux.

Une réalisation divine.

Les deux premiers épisodes de God of War avaient su extirper toute la quintessence de la Playstation 2. Avec God of War 3, la PS3 se surpasse et nous livre ici l’un des plus beaux jeux de cette génération. Si ce n’est le plus beau. Artistiquement sublime, la réalisation de God of War 3 est à la limite du sans failles. Des effets de lumières divins, des textures fines et détaillées, une profondeur de champ titanesque saupoudrée d’animations fluides et d’effets visuels de premier ordre. On s’en prend plein les mirettes du début jusqu’à la fin sans même tomber sur un détail gênant. Du grand art. Il n’y a qu’à s’arrêter sur la première heure de jeu pour s’apercevoir de la prouesse technique de Sony Santa Monica. Malgré un combat d’anthologie avec une dizaine d’ennemis, une profondeur de champ incroyable et les Titans qui se meuvent sur l’Olympe, le jeu n’en démord pas une seule petite seconde et reste d’une stabilité bénie par les dieux. Si vos yeux se sont embués sur la démo, attendez-vous à un choc visuel à vous en faire perdre la vue. L’ultime combat de Kratos où la violence sanguinaire de sa vengeance est dépeinte avec le brio et l’habilité des plus grands maitres de la Renaissance. J’en ai encore la mâchoire endolorie.

Un gameplay providentiel

Malgré l’extase visuelle qu’est God of War 3, c’est avant tout sur ses mécaniques de jeu que le titre de Sony Santa Monica explose de milles feux. Basé sur les mêmes principes que les deux premiers volets, le gameplay de God of War 3 a su se renouveler en y apportant quelques subtilités qui font la différence. Comme une panoplie de nouvelles armes diaboliquement accrocheuses, un système d’esquive revisité et un petit jeu de pouvoirs ravageurs. C’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures confitures. God of War 3 nous confirme ce proverbe en nous donnant toujours autant de plaisir avec un gameplay pourtant déjà éculé. La prise en main est rapide, les combos sont fougueux et l’on passe d’une arme à une autre en un simple claquement de doigts tout en trucidant nos ennemis à coups de lames du chaos. Tout comme dans les anciens volets, les QTE (Quick Time Event) sont toujours de la partie et ils sont même le point de départ d’une orgie visuelle où Kratos s’adonne à l’art de l’éventrement, charcutage ou lacération en règle. L’art de mêler sadisme et plaisir par l’intermédiaire d’un amas de pixels joliment agencé.

Mais God of War 3 trouve également sa force dans son level-design astucieusement étudié. On parcourt le jeu avec toujours la même fougue, sans avoir l’impression de perpétuer les mêmes massacres. Et pour finir de façon grandiose, chaque nouvelle zone est ponctuée par un combat biblique où l’on affronte des boss à la taille démesurée. Un pur plaisir. God of War 3 nous transcende chaque seconde avant de finir en apothéose. On en veut encore et toujours.

Le champ des sirènes.

En plus d’un gameplay ultra maitrisé et d’une réalisation époustouflante, le jeu n’avait besoin que d’une bande son d’envergure pour achever son tableau de maitre. Chaque combat est rythmé par des musiques à la fois épiques et divines. On est sans cesse envouté par ces délicieuses mélopées qui nous immergent dans ce fantastique tableau de la mythologie grecque. Le jeu étant doté d’un doublage intégralement en français, la voix de Kratos résonne comme celle d’un dieu en colère qui est sur le pas d’achever sa destiné macabre et vengeresse. En plus d’un réel délice visuel, le jeu est un bonheur auditif. Et si par chance vous possédez un ensemble home cinéma, branchez-le et prévenez les voisins. Le tsunami God of War 3 est en route et il va faire très mal. Une fois la dizaine d’heures passées avec Kratos achevées, on en redemande encore, on en veut encore plus, on veut de nouveau défier les dieux. Et c’est bien la dessus qu’on s’aperçoit que Sony Santa Monica a marqué un tournant dans le jeu-vidéo. Une chose est sur, c’est qu’il y aura un avant et un après God of War 3 !

VERDICT : 10/10

Lorsque j’ai débuté ce blog, et même lorsque j’écrivais pour Play3live, jamais je n’aurais pensé, un jour, mettre la note maximale à un jeu. Sony Santa Monica nous livre ici une folle épopée, baignée dans une réalisation de maitre et saupoudrée d’un gameplay maitrisé à la perfection. Après un départ sur les chapeaux de roues, le jeu prend un rythme de croisière parfaitement maitrisé, ponctué par des combats épiques, inoubliables et grandiloquents. La première chose qui nous vient à l’esprit lorsque l’on termine le jeu est de le recommencer en mode titan, juste pour le plaisir d’affronter les dieux. Même si l’on n’est pas un fan des Beat Them All, passer à côté de God of War 3 serait une erreur. Et de taille !

[EVENEMENT] Soirée de lancement de God of War 3

Hier soir, dans la froideur des rues parisiennes, c’est au musée de Cluny (Musée national du Moyen-âge) qu’une armée de gamers et blogueurs s’était donnée rendez-vous afin d’assister à la soirée de lancement du déjà mythique God of War 3.

Une fois que tout le monde a bien eu le temps de se transformer en Mister Freeze sur pattes, nous avons été conviés, par petit groupe, à visiter le musée où nous avons eut la chance de fouler du pied des endroits interdit au public.

En effet, nous avons pu visiter les sous-sols du musée, qui sont en réalité d’anciens vestiges de thermes gallo-romaines. Si le rapport avec Kratos est historiquement assez éloigné, la visite fut très enrichissante. C’est toujours sympa de voir des restes de Lutèce et de constater l’ingéniosité de l’époque. A refaire !

Une fois la visite terminée, qui aurait gagnée à être un peu plus longue, nous sommes rentrés dans une salle où un Kratos en chair et en os nous attendait glaive à la main ! En plus de son regard glacial à faire chialer n’importe quel âme sensible, Kratos nous a invité à déguster un petit cocktail aux fruits rouges et arrosé de rhum. Une fois le breuvage sanguinolent ingéré, c’est vers un buffet grec, composé de pitas, petits légume et autres gourmandises, que la foule s’est jetée. Ensuite, le chef produit du jeu est venu sur une estrade nous présenter la vidéo d’une interview des développeurs du titre, qui n’avaient pas pu être de la fête.

En fin de soirée, un petit concours a été organisé afin de remporter une « chaos blade », l’une des épée de Kratos. Malgré mes deux bonnes réponses, je n’ai pas été tiré au sort et c’est le papa du Bargaming (Praska) qui a eu la chance de repartir avec. Il a même eu le droit à un bisou de Kratos !! Quel veinard !

Même si je n’ai pas eu cette magnifique épée, je suis reparti avec un exemplaire de God of War 3 qui a même été dédicacé par les développeurs du jeu. Une bien belle soirée qui a été ponctuée par un séance de God of War 3 dans mon salon où j’en ai pris tellement plein la poire que j’en suis encore à joncher le sol à la recherche de mes chicots. J’ai pu lire dans les différents tests déjà parus sur la toile que la démo n’était rien par rapport à la version finale du jeu. Et bien j’acquiesces ces dires. La démo n’était qu’un petit croquis face à l’œuvre finale qui réduit le mont Olympe à un petit pâté de sable. La première heure de jeu est aussi brutale que séduisante. Une épopée fougueuse où Kratos donne le ton à coup de bourre-pif divins.

Si tout se passe bien, mon test devrait être disponible pour le début de semaine. En attendant, je retourne jouer avec Kratos.

[ARRIVAGE] Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé

Samedi dernier, m’attendait dans la boite aux lettres un petit colis contenant la version PS3 d’ Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé, envoyée par EA (Merci à Loïc)

Si les jeux à licence sont souvent de piètres qualités, la première heure que j’ai passée avec le jeu ne m’a pas laissée indifférent. L’univers du sorcier et bien respecté, la trame scénaristique idem et le jeu est assez distrayant. Reste à voir si « la magie » opère toujours sur la longueur.

[DIVERS] Trophée Platine : Heavy Rain

Ce week-end, on peut dire que je n’ai pas chômé. Au lieu de m’atteler au solo de Bad Company 2 ou de continuer mon aventure Rapturienne, j’ai remis Heavy Rain dans ma PS3 avec l’objectif de décrocher le trophée platine !

Résultat des courses : Trophée débloqué hier soir à 22h25. Un trophée pas spécialement compliqué à obtenir, même plutôt facile, mais qui demande pas mal de temps. C’est donc mon 4ème trophée platine après Uncharted, Uncharted 2 et Terminator Salvation. Je ne suis pas un grand chasseur de trophée (ou de succès), mais de temps à autres, sur certains jeux, j’éprouve la terrible envie de tout décrocher.

Je ne sais pas encore quel sera le prochain jeu qui me donnera envie de baver pour son trophée platine, mais en attendant, je retourne sur le solo de Bad Company 2 qui est fichtrement accrocheur.

[VIDEO] Les 10 premières minutes de God of War 3

S’il y a bien un jeu qui va faire l’unanimité chez les joueurs PS3 et faire baver d’envie les joueurs ayant choisis un autre camp, c’est bel et bien God of War 3. La démo étant disponible sur le PSN, de nombreux joueurs ont pu avoir un avant gout de l’enfer en compagnie du sparte Kratos. Et d’après de nombreux journalistes et le test de PSM3, cette démo est du pipi de chat par rapport à ce qui nous attend. Alléchant non ?

Et pour se donner un petit aperçut de ce jeu venu tout droit de l’olympe, voici une petite vidéo qui nous montre les 10 premières minutes de jeu.

Si vous voulez vous préserver et en prendre plein la tronche, posé sur votre canapé et en temps voulus, je ne peux que vous conseiller de passer votre chemin. Mais si j’ai bien une chose à dire, OH MY F…..G GOD.


God of War 3 – 10 premières minutes
envoyé par FilmGeek-TV. – Regardez les tests, les trailers et les solutions complètes de jeux vidéo.

Histoire de se remettre de cette vidéo tueuse de rétines, voici de quoi crever de jalousie. Une PS3 Slim spéciale God of War 3, qui a été confectionnée par Sony et Spike TV à l’occasion de l’émission de télé réalitée « Last Titan Standing ». Et devant une telle merveille, je pense que le silence est de mise.

[ACHAT] Heavy Rain : Edition Spéciale

Malgré le fait d’avoir eut ma version promo lors de la soirée Heavy Rain, je suis tout même aller chercher l’édition collector du jeu chez mon revendeur.

Que dire, hormis que je suis plutôt déçut de cette édition. Pourquoi ? Et bien parce que je m’attendais à trouver la BO du jeu à l’intérieur, mais à la place, je n’ai eut le droit qu’a un code PSN me permettant de la télécharger plus tard en même temps qu’un thème et la première chronique (Le taxidermiste)

Malgré cela, le packaging de cette édition est plutôt bien fignolé. La boite avec l’effet goute de pluie fait mouche, les dessins intérieurs et le livret donnent un très joli cachet, mais le plus reste la feuille de papier pour réaliser son propre origami (Je suis heureux avec si peu). Et vous pouvez constater le résultat final par vous-même ! Il n’est pas beau mon origami ?

[TEST] M.A.G (Massive Action Game)

La guerre, folie meurtrière de l’homme qui une fois transposée dans un monde virtuel, rassemble des milliers de joueurs autour d’un seul et même dessein : le divertissement. Avec M.A.G (Massive Action Game) Zipper Interactive, le géniteur de la saga SOCOM, ne joue pas dans la finesse et va droit au but. Un FPS massivement multi-joueurs ou deux folles armées de 128 joueurs se livrent une bataille épique pour imposer leur suprématie. Du jamais vue sur consoles. Reste à voir si l’expérience est aussi jouissive qu’il n’y parait.

SCENARIO : Ce serait un crime pour la forêt amazonienne que d’utiliser un post-it pour y écrire le scénario de MAG. En somme, le jeu nous plonge dans un conflit futuriste où trois armées privées (SVER, RAVEN et VALOR) se livrent bataille pour le contrôle de notre belle planète bleue. Un scénario minimaliste, résumé à une simple cinématique plutôt classe et qui tombe dans l’abnégation totale une fois le jeu lancé.

GRAPHSIMES / TECHNIQUE : A des  années lumières de ce brave Killzone 2, sorti il y a déjà un an, MAG fait dans le minimum syndical. Modélisation des combattants tout juste correcte, palette de couleurs agréable mais pas flamboyante, animations convenues et ambiance sonore prosaïque. Mais ce fut le prix à payer pour Zipper Interactive afin de nous offrir des cartes gigantesques et des batailles endiablées à 256 joueurs sans la moindre once de lag. Un compromis judicieux qui met l’accent sur le plaisir de jeu plutôt que sur son aspect visuel.

GAMEPLAY : Si l’esthétique n’est pas la pierre angulaire du jeu de tir magivement multi-joueurs, c’est plus sur son gameplay qu’on aurait tendance à pousser la chansonnette. Simple trouffion au départ, il faudra gravir les échelons à coup d’XP durement gagnés pour pouvoir prétendre à un poste plus opportun et ainsi diriger son escouade, sa section ou même sa faction tout entière (Etre dieu quoi). Malgré cette hiérarchie mise en place par le jeu, on a généralement le droit à un bordel complet sur les cartes où chaque joueur tente de réaliser les différents objectifs sans se soucier de ses comparses. Mais dans le cas d’attaques bien ordonnées, c’est carrément le pied. Par contre, le jeu propose peu de modes de jeux, pas toujours jouables à 256, dans une interface graphique très peu lisible et pas toujours très claire.

Concernant la prise en main, c’est plutôt pas mal. On prend ses marques plutôt rapidement. Les seuls défauts résident dans la visée peu précise et dans les sensations qui sont très faiblardes. On a pas l’impression de tenir une arme dans les mains et les tirs au sniper sont aussi réalistes que tirer à la sarbacane.

DUREE DE VIE : Si l’on est un grand amateur de FPS, qu’on adore niveler son personnage et prendre part a des batailles complètement folles à 256 joueurs, MAG a de quoi sustenter son auditoire des mois, voir des années durant. Il faudra même attendre un certains temps avant de connaître l’ensemble des cartes sur le bout des doigts. Reste à voir si Zipper Interactive fera évoluer son bébé au fil du temps, histoire d’alimenter les joueurs voraces que nous sommes. Quoiqu’il en soit, MAG est un jeu qui est fait pour durer.

VERDICT : 7/10

Proposant des joutes jusqu’à 256 joueurs, un gameplay bien huilé, des cartes gigantesques, aucune sorte de lag et un système de hiérarchie plutôt bien pensé, MAG a de quoi combler tous les mordus de FPS en ligne. Malheureusement, le jeu ne rate pas les erreurs de jeunesses avec une interface très mal pensée, des sensations de jeu mollassonnes et le manque d’originalité dans les modes de jeu.

[TEST] Heavy Rain

Heavy Rain a commencé avec The Casting, une démo destinée à un usage interne mais qui a fini exhibée lors de l’E3 2006. Après avoir fait forte impression, sur la presse et les joueurs, David Cage et son studio Quantic Dream se devaient de concrétiser le projet en un véritable jeu. Nous sommes en février  2010 et Heavy Rain devrait être disponible dès mercredi dans toutes bonnes boutiques spécialisées. Le jeu a d’ores et déjà fait couler beaucoup d’encre, mais après avoir enfin fini le jeu (Une première fois) me voici près à vous rendre mon verdict.

Du jeu-vidéo au cinéma.

Heavy Rain n’emprunte pas le même chemin que n’importe quelle autre production actuelle. David Cage, et de surcroit Quantic Dream, bouscule les codes et tente d’inventer un nouveau genre. Malheureusement, le jeu ne sera pas au gout de tous, mais l’idée est louable et Heavy Rain agit comme une bouffée d’air frais au milieu de cet océan de styles usés jusqu’à la moelle. Le jeu nous plonge dans un thriller sombre et prenant où l’on incarne quatre personnages dont les destins se croiseront autour du tueur aux origamis, un bourreau d’enfants qui noie ses victimes dans de l’eau de pluie avant des les abandonner, un origami à la main et une fleur de camélia sur la poitrine. Si les quatre personnages ont chacun leur importance dans l’intrigue, c’est autour d’Ethan Mars que le jeu s’articule. Jeune architecte à la vie paisible et heureuse, tout va basculer pour Ethan le jour où l’un de ses fils meurt renversé par une voiture, mais ce ne sera que le point de départ d’une suite d’événements terribles que vous découvrirez dans le jeu. Par de là son histoire, le jeu tente de nous faire répondre à une question cruciale qui devrait parler à de nombreux joueurs et joueuses : Jusqu’où sommes nous capable d’aller par amour. Si l’on n’adhère pas à l’univers et au scénario d’Heavy Rain, autant raccrocher les gants dès le départ puisque c’est l’intérêt même du titre de David Cage. On ne joue pas à Heavy Rain pour son gameplay, mais on y joue pour plonger dans une histoire et y être le seul et unique acteur principal.

Des gestes simples, mais efficaces.

Heavy Rain ne propose pas de gameplay classique, on n’y prend pas le contrôle d’une voiture, on ne sort pas son flingue à tout bout de champ et on ne gère aucune armée. Ici, on se laisse aller par les événements et on interagit avec les éléments du décor ou les différents personnages rencontrés. A l’aide de la touche R2, on fait avancer son personnage, et à l’aide du stick analogique gauche on contrôle sa vue et ainsi ses mouvements. Dès que l’on regarde dans une direction, toutes les possibilités d’action s’affichent à l’écran, et on est amené à presser différentes touches, jouer du stick analogique droit ou d’utiliser la fonction gyroscopique du SixAxis. Lors d’un dialogue, les réponses que l’on peut fournir tournoient autour de notre personnage et il suffit de presser le bon bouton pour lancer une réponse. Si toutes ces informations apparaissent de façon claire en temps normale, dès que l’on est plongé dans une scène d’action ou à tendance dramatique, les informations apparaissant tremblotantes et brouillées. Un procédé astucieux permettant de souligner l’état d’anxiété ou de nervosité de notre personnage. De plus, à tout moment, il est possible d’entendre les pensées de notre personnage en pressant le bouton L2. Une option qui peut paraitre anecdotique, mais qui fortifie la narration et la perception psychologique de nos différents protagonistes.

Mais la où Heavy Rain trouve sa force, c’est dans la possibilité d’influer sur le reste de l’aventure selon nos actions et nos choix. Si certains changements n’opèrent que sur la scène où l’on se trouve, certains choix, capitaux, influent directement sur le scénario et le dénouement de l’histoire. Ainsi, plusieurs fins sont possibles et le potentiel de rejouabilité du jeu s’en voit décuplé. Une bien bonne manière d’accentuer la durée de vie du soft qui avoisine les 8h de jeu pour une première partie.

Une réalisation de grande classe

Dès le premier coup d’œil, qu’on soit joueur ou pas, la réalisation du titre de Quantic Dream bluffe. La position des caméras, la photo, la direction artistique, l’animation des personnages et l’ambiance sonore font qu’on a l’impression d’être plongé au cœur d’un film. Quantic Dream a énormément travaillé sur la motion capture, aussi bien du corps que du visage et des yeux. Même si ce n’est pas parfait, on parvient tout de même à ressentir les différentes émotions qu’éprouvent les personnages.

L’ambiance sonore du titre parvient à nous plonger encore plus dans l’action et baigne chacune des scènes avec grande maestria. Les musiques choisies sont profondes, prenantes et colle parfaitement avec l’ambiance du titre. De plus, elles démarrent toujours au moment opportun. Et pour une fois, les doublages français n’ont pas été bâclés et sont même plutôt bon. Heavy Rain emprunte les codes du cinéma pour nous les retranscrire pad en main, et c’est fait avec brio. Par contre, même si le jeu reste étincelant, pas mal de choses nous font redescendre sur terre, comme la modélisation minimaliste de certains objets et la gestion des collisions très houleuses par endroit. Certaines scènes en deviennent même comiques, à leur défaut, malheureusement.

Oui….mais

Après un démarrage assez fastidieux et à la limite du soporifique, Heavy Rain nous plonge dans un univers dont il est difficile d’en sortir. Le jeu est plein de suspens, le twist final est très bien amené et on ressort de cette expérience tout plein d’émotions avec l’agréable sentiment d’avoir passé une superbe expérience. Néanmoins, Heavy Rain n’a rien du jeu parfait, il possède sont petit lot de carences qu’il ne faut pas nier et oublier. Le scénario, aussi prenant et profond qu’il soit, contient pas mal d’incohérences et les acteurs en font parfois trop pour souligner leurs émotions. La réalisation graphique n’est pas uniforme et les différents problèmes de collisions et d’animations tâchent l’aventure. Et pour finir, si le jeu propose un gameplay épuré qui attirera les occasionnels et les néophytes du pad, il n’en reste pas moins creux et ne propose aucune alternative pour combler un joueur désintéressé du scénario. Comme toutes œuvres, Heavy Rain est gorgé de qualités mais possède aussi ses défauts. Une chose que bien des sites et magazines spécialisés ont oubliés de souligner dans leurs tests dithyrambiques.

VERDICT : 8/10

Heavy Rain est un jeu qui marquera à sa façon l’histoire du jeu-vidéo. Loin des productions habituelles, Quantic Dream nous livre ici un jeu qui prend ses marques dans le cinéma et dont le seul et unique héro reste le joueur. Malgré un gameplay relativement creux et quelques problèmes techniques, Heavy Rain parvient à nous scotcher du début à la fin grâce à son scénario,  sa réalisation graphique et  son ambiance sonore de haute volé. Une nouvelle étape a été franchie, et se serait fort dommage de passer à côté.

[EVENEMENT] Compte rendu de l’avant première d’Heavy Rain

Comme je vous l’annonçais pas plus tard qu’avant hier sur ce billet, j’ai été chaleureusement convié par Playstation pour l’avant première « MONDIALE » d’Heavy Rain, dernier née du studio parisien Quantic Dream. La soirée s’est tenu au cinéma Gaumont Marignan des Champs Elysées où un très beau tapis rouge nous attendait et attirait par la même occasion quelques badauds pensant apercevoir des stars du cinéma.

Après avoir attendu un bon bout de temps au froid, les portes se sont ouvertes et de jolies hôtesses nous attendaient pour nous donner un petit bracelet. Perso, j’ai eut le bleu, ce qui m’a valu la chance d’aller boire quelques coupes de champagnes et de manger quelques entremets accompagné de l’équipe du jeu, de quelques People et de la presse spécialisé.

Une fois les mondanités terminées, il était temps de nous rendre dans la salle de projection où nous attendait un petit sac rempli de victuailles et d’un dossier de presse assez étoffé. Pour nous faire patienter, en plus des sandwichs contenus dans le sac, un petit Making Of passait en boucle sur le grand écran de la salle. Il revenait principalement sur la genèse du projet, le casting, les déplacements à l’étranger et une interview de David Cage. On pouvait même y voir un certain Mathieu Kazovits (Présent à la soirée) qui paraissait subjugué par les 2000 pages du scénario.

Après de longues minutes d’attente, une présentatrice est entrée dans la salle et nous a fait la présentation des différents acteurs qui ont travaillés sur la motion capture et les dialogues du jeu. S’ils étaient tous globalement assez charismatique, tous les flashs des appareils photo ont crépités lorsque la très jolie, sexy, féline et pulpeuse Jacqui Ainsley (Madison Page dans le jeu) est entrée dans la salle. Enfin, David Cage nous a fait un petit discours sur le jeu, de sa vision du jeu-vidéo et l’évolution qu’il souhaiterait que le média emprunte.

Pour finir, nous avons eut le droit à un petit montage nous présentant les 50 premières minutes du jeu, soit, un méga spoiler organisé de concert entre Sony et Quantic Dream !! Je ne suis resté que quelques minutes pour tenter de conserver le plaisir de la découverte intact. Ce qu’ont fait plusieurs autres personnes.

La soirée s’est terminée de la meilleure des façons puisque j’ai pu repartir avec la version promo du jeu. Du coup, je pense m’arrêter là, et retourner chasser le tueur à l’origami.

Si vous aussi vous souhaitez plonger au cœur du thriller interactif qu’est Heavy Rain, faites un saut ici et tentez de Gagner une Playstation 3 ou le jeu Heavy Rain.

[CONCOURS] Gagnez une Playstation 3 et 15 jeux Heavy Rain

Qu’on se le dise, cette semaine est placée sous le signe du tueur à l’origami. Après l’avant première d’Heavy Rain qui a eut lieu hier soir (Vous aurez mon compte rendu dès demain si tout va bien) voici venu un petit concours en partenariat avec Playstation vous permettant de gagner 1 Playstaion 3 et 15 jeux Heavy Rain.

Pour être l’heureux détenteur d’une Playstation 3 flambante neuve ou d’un exemplaire d’Heavy Rain, vous avez jusqu’au 8 mars prochain pour vous rendre sur cette page et répondre aux trois questions posées.

Participer au concours

Bonne chance à tous