Il est grand, bâti comme un dieu grec, aime l’animal fourbe et sournois qu’est la chauve souris, il s’appelle, il s’appelle…..Bruce Wayne, bien évidemment, plus communément appelé Batman. L’homme, tout de noir vêtu, nous reviens dans l’adaptation vidéo-ludique de l’un de ses albums les plus connus. Est-ce que cette adaptation sera une nouvelle fois à ranger dans la case des daubes ou est-elle, au contraire, l’exception même qui confirme la règle ? La réponse, juste après ces quelques lignes
C’est l’histoire d’un clown…
Vicieu et machiavélique, le plan du Joker avait tout pour plaire. Capturé un peu trop facilement par notre chauve souris sur patte, le seul et unique but du clown le plus connu de Gotham était de mieux pénétrer Arkham afin d’en prendre le contrôle. Une fois ce détail réglé et la pagaille semée, Batman ne pouvait que renfiler son costume pour rétablir l’ordre et foutre une nouvelle volée à son ennemi de toujours.
Même si le scénario peut facilement ressembler à celui d’un film de fin de soiré sur RTL9, il n’en demeure pas moins haletant et très bien alambiqué. Les rebondissements sont au rendez-vous et on prend énormément de plaisir à suivre les événements. Tout comme dans Bioshock, on peut trouver dans les couloirs d’Arkham des bandes sonores nous donnant davantage de détails sur les personnages de l’univers Batman. Même si ces clins d’oeil n’apportent pas grand-chose à l’intrigue principale, il renforce le background du titre déjà bien étoffé. De l’épouvantail à Double face et en passant par la sulfureuse Catwoman, la panoplie des plus grands méchants de Gotham sont au rendez-vous pour le plus grand plaisir des fans.
En parlant de fan, les plus assidus remarqueront tout de suite que le design du jeu est radicalement différent de celui du Comics associé. Un choix justifié par les développeurs qui ont tenté de créer un univers cohérent plutôt que d’imiter celui du Comics, pas forcément adapté au jeu-vidéo. Propulsé par l’Unreal Engine 3, Batman Arkham Asylum peut facilement rentrer dans la catégorie des jeux les plus impressionnants de cette génération. De la texture du sol à la modélisation des personnages, le jeu flatte la rétine plus d’une fois, même si certains personnages « secondaires » semblent avoir été terminés au cutteur ! L’ambiance très oppressante d’Arkham a été très bien retranscrite, rendant ainsi l’aventure du joueur encore plus prenante.


Paye ton batarang
Lorsque l’on développe un jeu, soit on tente de réinventer la roue, avec les risques que ça représente, soit on s’approprie des mécanismes qui ont fait leur preuve en les adaptant à son jeu! Rocksteady a choisi la deuxième option pour son titre. Batman Arkham Asylum est un savoureux mélange de genre : Combat, infiltration, exploration et enquête sont au rendez-vous.
Le système de combat est relativement simple, mais demande tout de même une légère dextérité si l’on veut enchainer des combos fulgurant sans se faire toucher par l’ennemi. Seules deux actions sont disponibles : Frapper et contrer. Selon l’orientation du stick et la position de vos ennemis, les enchaînements varient, mais finissent toujours par un KO en slow motion très classieu.
Les phases d’infiltration sont moins fougueuses, mais bien plus grisantes, voir addictives. Tapis dans l’ombre, on peut utiliser la vue rayon X de Batman pour identifier les cibles. Ensuite il faut varier les plaisirs. Arrivez en fourbe par derrière, se surprendre par une gargouille ou encore faire exploser un mur à l’approche des ennemis. Plaisir garantie.
Les phases d’enquêtes sont les moins folichonnes. Que ce soit des empreintes ou des traces ADN, il suffit juste de suivre les indices laissés par nos cibles. Quoique sympathique, ces passages permettent de souffler un peu dans l’aventure.
Ces trois phases de gameplay majeur s’enchaînent de façon très fluide sans prédominance particulière. L’aspect exploration intervient à tout moment du jeu, des lors qu’il faut se déplacer, on peut jouer de son grappin pour escalader certains endroits, parcourir les gaines d’aération ou encore prendre l’air sur l’ile d’Arkham. Pour les amateurs de customisation, selon les points acquis ici et là, certaines capacités ou améliorations seront disponibles. Selon nos choix, Batman sera plutôt défensif ou plutôt offensif, mais pas de quoi faire varier le gameplay d’un yota.


Youhou…..Batouuuu !
Batman Arkham Asylum a beau être un jeu exceptionnel, je n’ai pas peur de le dire, mais il n’est pas exempt de tout défaut. Si on met de côté les bugs graphiques et de collisions qui rendent certaines scènes un peu bancale, surtout les finishs, le jeu n’en reste pas moins très linéaire. Heureusement pour nous, la mise en scène a été arrangée aux petits oignons et l’aventure qui nous est offerte reste excellente, mais je pense qu’une pointe de liberté dans cette majestueuse île qu’est Arkham aurait été un réel délice.
Mais ces « petits défauts » sont réellement insignifiants par rapport aux richesses du titre. En plus d’offrir un mode histoire très riche et assez généreux en terme de durée de vie, notamment grâce aux énigmes de l’homme mystère, il est également possible de continuer l’aventure via les modes défis. Ici, c’est aux meilleurs de s’afficher en faisant les plus gros score possible et les partager sur le Xbox Live.
De plus, le jeu offre un background tellement généreux, qu’il m’a donné envie d’en apprendre plus sur l’homme chauve souris et allez lire quelque Comics, et si le jeu fait cet effet à d’autres joueurs inconnu de cet univers, c’est que Rocksteady a fait un travail exemplaire sur tou les points de vue.


VERDICT : 9/10
Que ce soit par derrière, dans le noir, face à face ou suspendu à une gargouille, Batman Arkham Asylum frappe fort et bien en offrant un jeu au gameplay exaltant baigné dans une atmosphère envoutante et oppressante. Les aventures du chevalier noir n’ont jamais été aussi bien retranscrite sur notre média favoris, et ça, pour le bonheur de tous les gamers.
Jeu testé sur Xbox 360