Archive for the ‘Xbox 360’ Category

[TEST] Dante’s Inferno (Xbox 360)

Après nous avoir fait voyager dans l’espace dans Dead Space, le studio Visceral Games nous revient avec un clone de God of War assumé qui revisite à sa sauce la divine comédie de Dante. Si l’œuvre de Sony Santa Monica a été pompée jusqu’à la moelle sans vergogne, le génie reste difficile à calquer et on se retrouve face à un Beat Them All bien gore mais qui a encore beaucoup à apprendre du « vrai » dieu de la guerre.

SCENARIO : Le jeu trouve sa trame scénaristique dans La Divine Comédie, une œuvre de la renaissance italienne. Pour faire clair, rapide et concis, Dante va faire un petit tour en Enfer afin de retrouver sa bien aimée Béatrice accaparée par Lucifer. Mais avant de récupérer sa belle, Dante doit visiter les neuf cercles de l’enfer et y affronter tous les démons et autres monstruosités (Pour la plus part complètements ridicules) qui l’habitent. Un bien joli programme de vacances! Si Visceral Games n’a pas joué la carte de l’originalité avec ce jeu, on suit tout de même les péripéties de Dante avec pas mal d’intérêt et d’attention.

GRAPHSIMES / TECHNIQUE : Dante’s Inferno ne nous marquera pas par sa patte graphique. La direction artistique du jeu est somptueuse, du moins si l’on n’est pas allergique aux entrailles de la terre, mais la réalisation graphique est assez moyenne et très peu convaincante par endroit. Le jeu souffre d’aliasing, de textures baveuses et de modélisations minimalistes selon les personnages. Mais le titre de Visceral Games n’enchaine pas que les mauvais points, loin de là. Dante nous propose une très belle profondeur de champ, de magnifiques environnements et ne soufre pas de baisse de framerate si commun aux jeux du même genre. Les phases de gameplay sont ponctuées par des passages animées assez old school qui vont en totale opposition avec le style du jeu. Si certains aimeront la patte artistique, d’autres pas du tout. J’en fais partie.

GAMEPLAY / MANIABILITE : Le gameplay de Dante’s Inferno se calque point par point sur celui de God of War, sauf qu’ici, il nous est possible de jeter des projectiles divins à l’aide de la croix de Béatrice et qu’on peut même écharper ou absoudre les ennemis sur lesquels on met la main dessus. Selon nos choix, on peut débloquer une certaines catégorie de coups ou de pouvoirs. Si God of War propose un gameplay calibré au millimètre près, ici, c’est déjà plus brouillon. Les coups manquent de précision, les contres et la garde sont mal dosés, les collisions sont étranges et on a tendance à pester contre les ennemis les plus faibles. Néanmoins, les combats sont bien rythmés et on enchaine les combos avec pas mal d’aisance et de plaisir. Les combats avec les boss de fin de niveaux sont assez trippants et finissent par des séances de QTE God of Warienne.

Là où le jeu se vautre, c’est dans son Level-Design simpliste et ses phases de plateformes ratées. Le jeu se résume à enchainer les corridors, actionner des leviers ou résoudre des casses têtes enfantins avant de rentrer dans une zone de combat bien prévisible. Aucunes originalités ou petites folies n’est rencontrées. Les phases de plateformes sont très frustrantes puisque les distances sont très difficiles à évaluer, la caméra est toujours située à des endroits improbables et on finit toujours par tomber dans un faussé pour des détails insignifiants. Le truc à en jeter sa manette au sol. Si le jeu copie God of War dans ses mécaniques, il ne lui arrive clairement pas à la cheville pour le reste. Imité, mais pas égalé.

BANDE SON : La bande son se rapporte au thème de l’enfer, de l’épique et de la divine comédie. Les musiques écoutées dans les différents niveaux collent parfaitement à l’action, rythment très bien le jeu et nous mettent clairement dans l’ambiance. Pour les différents bruitages ou effets sonore, ils sont de très bonnes factures. Seuls les doublages en français sont à la ramasse. Comme toujours j’ai envie de dire.

DUREE DE VIE : Le jeu reste dans le standard actuel. Comptez donc moins d’une dizaine d’heures pour y venir à bout. Bien sur, le mode de difficulté maximum devrait vous ralentir même s’il n’est pas aussi dur qu’un Bayonetta ou un Devil May Cry. Par contre, si vous voulez débloquer tous les combos ou autres, il y a de quoi passer du temps.

VERDICT : 6/10

Même si Dante’s Inferno copie God of War comme un cancre copie son camarade de classe, il ne parvient tout de même pas à l’égaler. Graphiquement moyen et proposant un gameplay intéressant mais très perfectible, le dernier née de Visceral Games propose néanmoins une direction artistique de folie, une bande son renversante et quelques passages bien sympathiques. Si les amateurs de Beat Them All préféreront rester sur Bayonetta ou God of War Classic, d’autres pourraient bien passer un agréable petit moment avec Dante.

[TEST] Tekken 6 (Xbox 360)

Elle est loin l’époque où Tekken ne sortait que sur Playstation. Depuis, les temps ont changés. La guerre des exclusivités a éclatée et les couts de production se sont envolés. Tekken 6 va donc rester dans les mémoires comme le premier jeu de la franchise à s’écarter du camp Sony pour aller s’installer aussi du côté de Microsoft. Mais le plus important n’est pas forcement la machine sur laquelle le jeu tourne, mais le jeu en lui même.

SCENARIO : Née six épisodes plus tôt, la série des Tekken possède bel et bien un scénario dont j’éviterais de dire du mal pour ne pas me retrouver avec une horde de fans en colère sur le pas de ma porte. Pour la sixième année consécutive, le King of Iron Fist Tournament sera le lieu de moult combats endiablés qui permettront d’éponger de vielles querelles familiales et d’alimenter le sixième volet d’une série de jeu de combat, aujourd’hui culte. Si la majorité des joueurs ne prête aucune attention au scénario du jeu, d’autres y vouent un culte sacré. Chacun son truc. Personnellement, je fais partie de la première catégorie de joueurs. Alors j’éviterais de porter un jugement sur ce segment.

GRAPHSIMES / TECHNIQUE : Tekken 6 a mis pas mal de temps à sortir sur nos petites consoles chéries, du coup, la claque graphique n’est pas forcement au rendez-vous. Pire, le jeu fait même old-school comparé à Soul Calibur 4 ou même Street Fighetr 4, beaucoup plus clinquants dans leurs genres. Si les modélisations sont plutôt réussies, les animations restent un poil rigides, les décors font grises mines et tous les petits effets visuels sont assez désuets. En clair, Tekken 6 n’est pas à la hauteur de ce qu’ont dans le ventre une Xbox 360 ou une PS3. Mais pas la peine de prendre rendez-vous chez votre ophtalmologue pour autant, le jeu ne fait pas encore piquer les yeux et reste même très agréable à regarder. C’est juste que pour une aussi grande attente, on est forcément déçut.

GAMEPLAY / PRISE EN MAIN : Si Tekken 6 a de quoi mettre d’accord son monde, c’est sur son gameplay et sa prise en main. Rapide d’accès pour les néophytes et suffisamment technique pour les vieux de la vielle, Tekken 6 offre un délicieux compromis aux joueurs. Le gameplay reste globalement le même sauf que Tekken 6 ne vient pas les mains vides et ramène avec lui quelques petites nouveautés, comme la possibilité d’activer un mode « rage » lorsque sa barre de vie est presque vide, afin de donner des coups plus violents et ainsi tenter de renverser le dénouement du combat. A noter que les arènes son maintenant ouvertes et qu’il est possible d’utiliser des accessoires durant les combats. D’une manière plus générale, Tekken 6 est toujours autant agréable à jouer et devrait ravir les fans et autres inconditionnels de jeux de combats, même si on trouvera toujours quelques réfractaires.

DUREE DE VIE : Proposant un mode Arcade avec une quarantaine de combattants, un mode versus pour de parties endiablées entre amis et une mode online, Tekken 6 propose une durée de vie plus que conséquente, comme n’importe quel jeu de combat qui se respecte.

En plus de tous ces modes de jeu, il y a également le mode histoire que l’on pourrait aisément qualifier de Beat Them All calamiteux qui n’apporte rien de spécial au jeu hormis, peu être, de perdre son temps. Voilà tout ce qu’il y en a à en retenir.

VERDICT : 7/10

Tekken 6 ne réinvente pas la roue et nous propose une nouvelle itération du jeu en version HD avec quelques petites nouveautés ici et là. Les seuls véritables reproches qu’on pourrait lui faire sont le mode histoire complètement raté et la réalisation graphique pas à la hauteur des supports. Malgré ça, Tekken 6 reste une valeur sur en tant que jeu de combat et a de quoi combler des wagons entiers de joueurs

[TEST] Dragon Ball : Raging Blast

Lorsque Marko m’a envoyé Dragon Ball : Raging Blast pour ce test, j’ai fouillé dans mon esprit pour me replonger dans le contexte. Néanmoins, c’était sans compter sur une mémoire de poisson rouge qui m’a déjà conduit à des énormités. Oublier mon repas dans le four, commencer le test de Dragon Age Origins en évoquant les bienfaits du Jet Pack, ou encore d’oublier de publier un papier pour le jeu d’un grand éditeur américain… Saleté de mémoire, je vous assure ! Il m’aura donc fallu un petit moment de réflexion, pour me replonger dans mes souvenirs d’un Dragon Ball Z Burst Limit qui m’avait laissé sur ma faim. Cependant, avec ce nouvel épisode, on était en droit de découvrir une remise en question de l’éditeur, afin de redonner tout son intérêt à un titre dont il a déjà fait le tour.

Vous reprendrez bien un bourre pif ?!

Exit les innovations et les bouleversements de votre RPG/Action du moment, Dragon Ball : Raging Blast prend les mêmes bases que ses prédécesseurs, en revêtant toutefois un habit HD. Malheureusement pour vos portefeuilles, le lead designer de chez Spike devait être malade au moment de créer le design de ce nouvel opus. Dès lors, on se surprend à retrouver les décors habituels de la franchise. En clair, on redécouvre des villes abandonnées, en passant par des paysages pratiquement vides, pour finir vers de vertes prairies, le tout partiellement destructibles ! En sus, cette nouvelle version Tenkaichi n’offre pas de pelletées de différences graphiques. Malgré un effort sur l’étendue des cartes du jeu (un moindre mal), on ne note pratiquement aucune différence comparé aux épisodes PS2. De plus, avec son casting moins important qu’à l’accoutumé (70 opposants en comptant de nombreuses évolutions d’un même personnage), et quelques combos en moins, certains joueurs auront la mauvaise impression de se battre souvent contre le même type de personnages. Ce qui est vraiment dommage, puisqu’en cette période de crise, votre paie vient de passer dans le contrôle technique de votre voiture, ou pire, le zéro que vous avez eu en math ne passe pas auprès de vos parents ! Qu’à cela ne tienne, de nombreux modes de jeux sont là pour faire passer la pilule. Championnat du monde, Musée, Versus, Online (jusqu’à quatre joueurs), Super Championnat, Personnalisation Ultime (mouais), une ribambelle de bonus à débloquer (nouveaux coups, musiques, etc.), Dojo et Combats du Dragon.

Si vous le voulez bien, attardons-nous maintenant sur ce dernier mode de jeu. Celui-ci est donc le frère cadet du mode histoire que l’on connaît tous. En plus d’avoir un nom super classe, il permet de prendre part à beaucoup de saga de Dragon Ball. Des Saiyens, à Bardock, Freezer, en passant par Buu et des Super Saiyens légendaires, la durée de vie de ce mode Story (et à fortiori du jeu) est plus que conséquente ! Une fois la saga sélectionnée, vous pouvez choisir un épisode particulier de l’histoire. L’occasion de noter que les trois difficultés proposées dans le soft sont mal dosées. Comprenez par là que des combats en facile peuvent vraiment vous donner du fil à retordre, tandis que les oppositions en mode difficile penchent du côté du franchement n’importe quoi. Sans transition, parlons du doublage à mi-chemin entre Amour, Gloire et Beauté et du dernier épisode de LOST (c’est vaste, mais c’est comme ça !). Au choix, le joueur peut activer les doublages japonais de grande qualité, mais laisser aussi la place à une localisation anglaise qui ferait perdre ses cheveux à un Super Saiyen 3 ! Pour conclure sur l’ambiance sonore, les musiques sont clairement minables, alors que les bruitages sont de bonne qualité et permettent de favoriser l’immersion.

En cours de jeu, les combats sont plutôt dynamiques, mais souffrent de très gros soucis par le biais d’une caméra exécrable. Par exemple, si le joueur décide de prendre de la distance avec son opposant, la caméra reste figée sur son combattant et il est impossible de situer l’ennemi. Ennuyeux, quand on sait que les timing de manipulations sont très importants dans cette mouture. Comment fait-on ? Je pourrais vous conseiller de serrer les fesses, au risque de marquer votre beau canapé cuir, mais je préfère vous annoncer qu’il faudra rester en corps à corps pour éviter de rencontrer ce soucis. De surcroît, le choix du stick droit pour les coups spéciaux n’est pas des plus judicieux de la part des développeurs. Si bien que si l’on veut orienter la -très mauvaise- caméra dans une autre direction, une fausse manipulation peut vite conduire à épuiser son Ki dans une attaque qui ne sert à rien. Néanmoins, force est de constater que l’éditeur désire rendre son jeu plus accessible aux néophytes, quitte à se mettre les habitués à dos.

Verdict 4/10

Une note sévère (je l’avoue), mais quand des développeurs baillent aux corneilles au lieu de donner un bon coup de Swiffer sur leur titre, la sentence est plus que justifiée. Je profite aussi pour rappeler à l’éditeur en question que l’argent investi par les joueurs dans des jeux sur consoles, dites « Next Gen », ne tombe pas du ciel et que l’on aimerait avoir entre les mains plus qu’une version PlayStation 2, maquillée HD, avec des innovations qui se battent en duel. A bon entendeur.

Pourvu d’une caméra au comportement plus que louche, de graphismes très moyen et d’une jouabilité en demi-teinte, Dragon Ball : Raging Blast aurait plus sa place sur le Xbox Live Arcade à 2000 MS Points (note éditeur : au moins là, les joueurs ne pourraient pas le revendre). D’emblée, cette simple version HD de la série Tenkaichi ne brille que par sa durée de vie très honnête et son doublage japonais réussi. Au final, ce titre s’avère être dispensable en tous points. Je profite donc de cette article pour vous conseiller de ressortir du placard votre PS2, pour déguster le très bon Dragon Ball Z : Budokai Tenkaichi 3, plutôt que de gaspiller votre argent sur ce soft au goût de déjà-vu.

[AVIS] Assassin’s Creed 2 : La bataille de Forli

Hier soir, malgré la réticence de ma bien aimée pour cette « petite » dépense, j’ai cédé et me suis pris La bataille de Forli, le premier des deux DLC annoncés d’Assassin’s Creed 2.

Ce petit DLC qui débloque la séquence 12, jusque là illisible, nous propulse peu avant la fin du jeu aux abords de Forli. Durant cette séquence, Ezio doit se rendre dans la ville italienne afin de cacher le fragment d’Eden fraichement récupéré, mais il faudra également venir en aide à Catherine Sforza puisque la ville est assiégée par les frères Rossi. En clair, Ezio a du pain sur la planche et il devra jouer de la lame.

Il ne m’aura fallu qu’une grosse demi-heure pour venir à bout de cette séquence. Découpée en six missions, assez basiques, on passe le plus clair de son temps à trucider des gardes qui se mettent sur notre chemin. La seule mission « intéressante » est celle où l’on a un certain temps pour retrouver les enfants de Catherine Sforza avant qu’ils se fassent exécuter.

Pour 4 euros, ce DLC est très dispensable, à moins d’être un fan inconditionnel de la franchise, comme moi. Une fois de plus, hormis Rockstar, on a encore du mal à trouver du DLC qui en vaut vraiment la peine. Dommage, dommage.

Si vous êtes intéressés, vous retrouverez La bataille de Forli sur le PSN pour 3,99 euros et sur le Xbox Live pour 380 MS Points.

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TEST : Assassin’s Creed 2

Deux ans après nous avoir fait découvrir Altair aux temps des croisades, Ubisoft nous revient avec Assassin’s creed 2 et son tout nouvel héros, Ezio. Acclamé par certains et hué par d’autres, Assassin’s Creed avait divisé les joueurs à cause de son côté répétitif et ses bugs en pagailles. Après la fabuleuse présentation d’Assassin’s Creed 2 à l’E3, Ubisoft avait l’air d’avoir toutes les cartes en main pour faire taire les critiques et nous offrir un jeu exceptionnel. Reste à savoir si le jeu tiendra toutes ses promesses et si Ezio parviendra à nous faire oublier les défauts de jeunesse d’Altair.

Ezio Auditore Da Firenze

Assassin’s Creed 2 commence là où nous nous étions arrêtés il y a deux ans. Desmond Miles, le descendent d’Altair, est toujours coincé dans sa cellule, mais très rapidement, Lucie déboule et le fait sortir in extremis des locaux d’Abstergo. Une fois à l’abri et parmi sa « nouvelle famille » d’assassins, Desmond fait connaissance avec l’Animus 2.0. Ce nouveau modèle d’Animus va lui permettre de sonder d’autres branches de son ADN afin de lui faire rencontrer un autre de ses descendants, Ezio Auditore Da Firenze.

Après le temps des croisades, nous voilà transposés en 1476 dans la délicieuse ville de Florence. Au départ, Ezio n’était pas prédestiné à devenir un assassin, ce n’est qu’un jeune florentin dont les seules préoccupations sont de se battre contre ses rivales, chiper les bourses des passants et séduire les jolies filles de la ville. Le père d’Ezio, Giovani Auditore, était un noble ainsi qu’un important banquier de Florence. Son influence sur la ville et son amitié avec Laurent De Medicis font qu’il attire la jalousie et la convoitise de certains. Un beau jour, alors qu’Ezio est en vadrouille à l’autre bout de la ville, son père ainsi que ses deux frères, qui sont victimes d’un machiavélique complot, sont pendus en place publique pour trahison envers la ville.

A partir de là, le désir de vengeance et la découverte du secret des Auditore font qu’Ezio va devenir petit à petit le plus redoutable des assassins.

Complot et trahison

Le scénario d’Assassin’s creed 2 n’est pas une œuvre d’art à part entière. Bien construit et bien ficelé, il se suit avec grande attention, mais sans être sensationnel ou passionnant. Pour faire bref et pour ne pas tout vous raconter, en plus de vouloir venger sa famille, Ezio doit mettre fin à un complot templiers.

Ce qui change énormément par rapport aux aventures d’Altair, c’est que tous les personnages que l’on rencontre sont bien plus travaillés. C’est aspect est renforcé par le système de biographie disponible, mais surtout par les cinématiques qui sont de bien meilleures factures.

Contrairement au premier Assassin’s Creed, c’est l’aventure dans l’animus qui est privilégiée, Desmond passe rapidement aux oubliettes, même si des choses très intéressantes se produiront, mais je n’en dis pas plus.

Le gros défaut réside dans la narration qui est maladroite. Pas mal d’incohérences se notent et les dialogues ne sont pas très convaincants et assez mal joués dans la version française. Durant le jeu, une ellipse de temps se produit, mais elle est tellement mal amenée et réalisée qu’on ne s’en rend à peine compte. En gros, l’histoire est très intéressante, mais la façon dont elle est racontée reste assez bancale.

La renaissance italienne

Assassin’s Creed 2 nous plonge au cœur même de la renaissance italienne. De Florence jusqu’à Venise en passant par la campagne Toscane ou même Rome, Ezio nous fait découvrir des paysages bucoliques agrémentés d’une architecture magnifique. Du coup, il n’est pas rare de s’arrêter sur les toits de la ville pour contempler le paysage. Tout comme dans le premier Assassin’s Creed, la direction artistique du jeu est splendide et le travail réalisé par Ubisoft est à applaudir des deux mains. De plus, lorsque l’on passe auprès de différentes étales ou monuments, il est possible d’en apprendre plus sur la chose par simple pression d’une touche. De quoi parfaire sa culture sur certaines régions italiennes. Assassin’s Creed 2 reste une pure fiction, mais se base sur des éléments historiques réels. Ainsi, on pourra croiser dans l’aventure des personnalités historiques comme Laurent de Medicis ou encore le très grand Leonard De Vinci. Ce dernier sera même très utile puisque c’est lui qui sera en charge de décoder certains documents afin de fournir à Ezio toutes les armes et accessoires utiles à sa progression. Même si le jeu reste vague et approximatif sur certaines dates, le tout reste assez cohérent et c’est toujours appréciable de jouer dans ce genre d’univers.

Une véritable oeuvre d’art

Si le premier Assassin’s Creed avait impressionné par sa réalisation graphique époustouflante, ce second volet fait encore mieux que son ainé et enfonce le clou. Le jeu est d’une beauté folle dans les villes. Les textures sont fines et détaillées, les couleurs vives et chaleureuses et la profondeur de champs est juste incroyable. Le jeu n’a rien avoir avec un Uncharted 2, mais pour un jeu à monde ouvert, c’est juste époustouflant. Les environnements sont magnifiques et un très gros travail a été apporté à la modélisation des visages par rapport au premier.

En même temps, pour un jeu qui met en scène le célèbre Leonard de Vinci, c’est presque normal qu’il soit à la taille du personnage.

Ezio a gagné en souplesse sur Altair, les cabrioles sont bien plus fluides et la prise en main plus légère. Lorsque l’on voit Ezio se mouvoir sur les toits de Florence ou lorsqu’il trucide deux gardes à l’aide des ses lames secrètes, on se croirait limite devant un film d’animation.

L’IA des passants a également gagnée en crédibilité. On a perdu cette sensation de toujours croiser les mêmes personnes qui nous répètent sans cesse les mêmes boniments. On sent que les détails ont été peaufinés, même si ce n’est pas encore parfait. Certains passants réagissent encore bizarrement selon les situations et les collisions sont parfois un peu trop houleuses.

Mais le pire reste l’effet « pop-up » qui se produit de temps à autres. Il ne faudra donc pas s’étonner de voir des PNJ apparaitre de nulle part au premier virage pris. Mais ça reste peu fréquent, pas de quoi crier au scandale.

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Ezio, profession Assassin

Le jeu démarre sur la naissance et la jeunesse d’Ezio. Si les premières heures de jeu peuvent paraitre assez longuettes, une fois l’aventure lancée, on s’aperçoit que le gameplay d’Assassin’s creed 2 est bien plus riche que celui de son prédécesseur. Alors que les assassinats étaient amenés toujours de la même façon dans le premier volet, ici, ils suivent le scénario et son amenés avec plus de souplesses et sans redondances particulières. Qu’elles soient principales ou secondaires, les missions sont plus nombreuses et plus variées. Au programme, des missions d’assassinat façon GTA, des lettres à transmettre, des objets à retrouver avec de superbes récompenses au bout, des courses avec des voleurs ou encore des tombeaux à découvrir, il y en a pour tous les goûts. Bien sûr, toutes les missions ne sont pas obligatoires et il suffit de suivre celles indiquées en surbrillance pour avancer dans l’histoire.

Assassin’s Creed 2 introduit un système monétaire qui donne une nouvelle dimension au jeu. En plus de pouvoir voler l’argent aux passants, une somme nous est versée à chaque assassinat ou mission accomplit. Cet argent est utile pour acheter de nouvelles armes, de  nouveaux vêtements ou pour aller voir le médecin une fois blessé au combat. Il sera même possible de gérer la ressource du village de Monteriggioni, le fief de la famille Auditore. Par contre, ce dernier point est tellement basique qu’il en devient presque anecdotique, mais il reste toujours un plus et permet de gonfler notre compte en banque pour nos différentes emplettes.

Selon nos agissements, les gardes seront capables de nous reconnaitre au premier coup d’œil, ainsi, il est possible de se cacher dans la foule pour ne pas être reconnu ou utiliser des diversions. Pour cela, rien de plus simple, quelques pièces jetées au sol provoque une bien jolie pagaille ou au pire, il est possible d’utiliser des courtisanes ou un groupe de mercenaires pour qu’ils s’occupent d’attirer l’attention des gardes. Afin de rétablir notre notoriété au mieux, il suffit d’arracher des affiches de recherche ou encore soudoyer un héraut pour qu’il arête de crier au loup à notre propos.

Toutes les missions sont habilement répartit dans les différentes villes, mais également dans la campagne Toscane qui, au contraire du royaume, ne sert pas seulement de hub entre les villes. Pour le transport, les chevaux sont toujours de la partie, mais il est également possible d’aller d’une ville à l’autre en utilisant un système de transport très appréciable et pratique.

Si le jeu a perdu son aspect répétitif, il a gagné en linéarité, mais c’est certainement le prix à payer pour parfaire ce genre de défaut ? On espère qu’Ubisoft trouvera le dosage parfait pour son troisième volet.

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L’art du meurtre.

L’essence même d’Assassin’s Creed repose sur ses assassinats. Si le premier volet nous donnait déjà pas mal de façon d’opérer, ici, les combinaisons sont encore plus nombreuses et on peut dire qu’on prend un plaisir fou à ôter des vies virtuelles.

Tout d’abord, la prise en main est toujours aussi aisée, même si par moment, Ezio ne fait pas vraiment ce qu’on espérait qu’il fasse. On escalade n’importe quelle bâtisse, on se faufile dans la foule avec l’aisance d’un félin et il est même possible d’aller faire trempette dans l’eau.

De nouvelles techniques de meurtre nous sont offertes. En plus d’utiliser toutes les nouvelles armes disponibles, on peut également empoisonner, faire tomber les gardes depuis une palissade, trancher des gorges, assassiner deux cibles à l’aide des doubles lames secrètes ou encore se dissimuler dans le foin pour fendre sur nos victimes. Bien sûr, toutes ces actions sont effectuées avec la plus grande des classes et le charisme incroyable d’Ezio.

Pour les combats, la philosophie reste la même. On peut attaquer, contrer, esquiver, mais maintenant, il est également possible d’arracher les armes aux mains de nos assaillants pour les retourner contre eux. Même si les combats restent assez simplistes, ils sont plus dynamiques et demandent un peu plus de technicité. Par contre, l’IA reste assez molle et les gardes continuent de se mettre en cercle et d’attaquer à tour de rôle, c’est le petit point négatif.

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VERDICT : 8,5/10

Si le premier Assassin’s Creed avait déjà conquis pas mal de joueur, cette suite réitère et offre un plaisir de jeu encore plus fort. Des graphismes somptueux, un gameplay plus étoffé, une expérience plus longue et des assassinats encore plus classes, Assassin’s Creed 2 s’améliore sur tous les tableaux et apporte son petit lot de nouveauté non négligeable. Même si des défauts subsistent et que le jeu reste haché narrativement, Ubisoft Montréal a su écouter les joueurs et la critique pour nous offrir une expérience de jeu aussi complète que jouissive. Si Assassin’s Creed premier du nom n’était qu’un simple bourgeon, cette suite est une magnifique fleur et on bout déjà d’impatience pour le troisième volet de l’une des licences les plus marquantes de ces dernières années, assurément.

Jeu testé sur Xbox 360

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TEST-FLASH : Marvel Ultimate Alliance 2

Déjà apparu sur consoles pour cette génération, mais très vite oublié dans la foulée, Marvel Ultimate Alliance nous revient avec un tout nouveau scénario histoire de tenter de nous faire oublier la débâcle du premier volet. A moins d’être un fan inconditionnel de l‘univers Marvel et de zapper totalement le reste, Marvel Ultimate Alliance 2 ne parvient pas à redorer le blason de la franchise et c’est bien dommage.

Graphismes – Technique : 5/10

Que dire à part qu’on a le droit au minimum syndical. Pas moche et pas très beau à la fois, Marvel Ultimate Alliance 2 nous offre des graphismes d’une très grande banalité. Textures moyennes, modélisations simplistes, décors redondants et effets visuels pauvres, les supers héros de Marvel auraient mérités un meilleur sort. En plus, le jeu s’offre le grand luxe de ramer s’il y a un peu trop d’ennemis à la fois. Un comble.

Scénario – Durée de vie : 5/10

Les fans de Marvel remarqueront que le scénario du jeu se base sur la période Civil War. Je ne suis pas un grand amateur des comics Marvel, mais d’après ce que j’en sais,  le début du jeu se base bien sur cette période en reprenant certains évènements avant de partir dans une tournure radicalement différente. En plus, certains super héros sont privilégiés par rapport à d’autres. Les fans vont en faire de véritables crises de nerfs. Mais bon, le scénario n’en devient pas pour autant mauvais, il reste cohérent et plaisant à suivre. Question durée de vie, le jeu se termine relativement vite et n’offre pas une re-jouabilité à toute épreuve, vous serez prévenus.

Gameplay – Plaisir de jeu : 4/10

Marvel Ultimate Alliance 2 est un Beat Them All à l’ancienne sur fond d’univers Marvel. Au contrôle de quatre super héros, on peut passer de l’un à l’autre en pressant juste une petite touche, ainsi on peut varier les plaisirs sans pour autant se compliquer la tâche. Malheureusement pour nous, les divers pouvoirs des supers héros n’ont pas été mis en valeur et on finit souvent nos combats en martelant les touches pour finir les niveaux le plus vite possible. Petite subtilité, il est possible de combiner deux super héros afin de faire une attaque puissante et éradiquer la menace ennemi un peu plus rapidement.  Question level design, les niveaux sont de long et large couloir où déboulent des ennemis de façon frénétique qui rendent le jeu très redondant. Les bosses manquent de piquant et reste assez simpliste. On aurait aimé un peu plus de folie, surtout dans l’univers Marvel.

Verdict : 5/10

Marvel Ultimate Alliance 2 n’est pas un mauvais jeu, mais il n’offre rien de spécial qui ferait que l’on ait envie d’y jouer. Les fans de Comics et de Marvels trouveront toujours leur compte à fracasser des ennemis avec leur héros fétiches, même si le scénario largement remanié de la Civil War pourrait les irriter. Un jeu à prendre d’occasion en période creuse.

Jeu testé sur Xbox 360

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TEST-FLASH : Dirt 2

Avec la mode des Need For Speed ou autre Racer Driver Grid, il était évident que Codemasters se décide à changer la donne avec sa série des Colin McRae. Même si le rallye reste la pierre angulaire du titre, Dirt 2 nous propose de faire d’autres types de courses telles que du Off Road avec des bons vieux gros 4×4 bien brutaux ou des courses en circuit fermé dans une ambiance très Fast and Furious. Reste à voir si le jeu en vaut bien la chandelle.

Graphismes / Technique : 8/10

Basé sur le moteur du premier Dirt et de Grid, Dirt 2 nous offre un rendu somptueux frisant même le photoréalisme sur certains plans. Même si les trais ne sont pas aussi fin qu’un Gran Trusimo 5 prologue, le rendu est magnifique et le tout tourne sans la moindre petite saccade.  De quoi vous garantir des courses fluides et resplendissantes à la fois. Avec sa plastique généreuse, Dirt 2 offre également des déformations de véhicule assez impressionnantes. Au fil des chocs et des sorties de piste, la voiture se dégrade de façon dynamique et il est même assez fréquent de perdre une aile ou un pare-chocs sur le route.

Gameplay / Jouabilité : 7/10

Possédant plusieurs approches, Dirt 2 fait le petit tour de force de maitriser son sujet et nous offrir un gameplay abordable, orienté arcade avec un léger soupçon de simulation. Les novices pourront faire leurs armes avec une difficulté basse où il est même possible de remonter le temps en cas de crash malheureux. Les plus hard-core d’entre nous pourront jouer en mode réaliste ou le moindre faux pas coute la victoire et même son bolide dans certains cas. Les courses Off-Road sont sympathiques mais manquent de tonus, les courses en circuit fermé sont plutôt réussies et accrocheuses, mais la palme revient aux courses de rallye qui sont délicieuses à jouer.

Durée de vie : 7/10

Dirt 2 nous propose de faire le tour du monde. Comme dans presque tous les jeux de caisses actuels, il faudra se faire un nom en enchainant les victoires et en amassant le maximum de bolides dans son garage. Du Japon jusqu’au Maroc en passant par la Croatie, le dépaysement est assuré et le mode multi-joueurs est de la partie si l’on veut se sortir la tête de l’eau. De bien longues heures de jeu en perspective.

Multi-joueurs : 7/10

Le mode multi-joueurs de Dirt 2 nous permet de jouer avec ses amis en local ou contre la terre entière via le XBOX Live. Les modes de jeu ne sont pas spécialement nombreux mais sont assez rodés pour tenir en haleine tous les hargneux de la route ou les amateur de scoring. Il y a la possibilité de comparer ses scores avec ses amis histoire de savoir qui est le rois du volalnt. Avis aux amateurs.

Verdict : 7/10

Même s’il s’oriente vers un style décalé et totalement à l’opposé de ce que pouvait être la franchise Colin McRae en son temps, Dirt 2 n’en démord pas et offre un jeu magnifique avec un gameplay superbement huilé et efficace. Par contre, si vous cherchez une simulation de Rallye pure et dure, il faudra passer votre chemin et attendre un éventuel retour de la série WRC.

Jeu testé sur Xbox 360

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[TEST-FLASH] IL2 Sturmovik : Birds of Prey

Sucée jusqu’à la moelle tel un os entre les mâchoires acérées d’un chien enragé, la seconde guerre mondiale a été le théâtre de la guerre pour un nombre indéterminable de jeux. Initialement cantonnée au monde du PC, la franchise IL2 Sturmovick débarque sur consoles dites de nouvelles générations pour les amateurs de combats aériens sur un fond de seconde guerre mondiale.De la Grande-Bretagne jusqu’à l’Italie en passant par l’Allemagne, IL2 Sturmovik : Birds of Prey embarque le joueur vers la reconstitution de batailles épiques à bord d’une simulation de combat aérien finement réalisé. Même si l’enrobage manque cruellement d’originalité et que les cinématiques jouent dans le déjà-vu, la prise en main, elle, est d’un tout autre acabit.

 

I believe I can fly

 

A bord d’un vieux coucou d’époque, le joueur se balade de front en front à la recherche de nazis à descendre. Orienté simulation à 100 %, les débutants peuvent néanmoins se faire la main à l’aide de différents modes de jeu orientés arcade. En vol, plusieurs paramètres sont à jauger si on ne veut pas finir au sol. La vitesse, l’équilibre et l’altitude sont des points primordiaux pour voler en toute quiétude, ensuite, si l’on veut jouer de la mitraillette sur l’ennemi, c’est avec de la dextérité et une belle dose de sang froid qu’il faut aligner son viseur et balancer une rafale de balles dévastatrice. Il faut tout de même quelques heures de vol avant de se sentir à l’aise et se la jouer Baron Rouge. Malgré son gameplay aux petits oignons, IL2 Sturmovik : Birds of Prey perd de la hauteur en offrant des missions atrocement répétitives.

 

 

VERDICT : 6/10

 

Très loin d’un Blazing Angels d’Ubisoft, IL2 Sturmovik nous offre une excellente simulation de combat aérien pour férue du genre. Alliant un gameplay adapté aux plus chevronnés comme aux débutants, le jeu s’embourbe dans une spirale répétitive limite écœurante, dommage.

 

Jeu testé sur Xbox 360

[TEST] Batman Arkham Asylum : La pépite de la rentrée

Il est grand, bâti comme un dieu grec, aime l’animal fourbe et sournois qu’est la chauve souris, il s’appelle, il s’appelle…..Bruce Wayne, bien évidemment, plus communément appelé Batman. L’homme, tout de noir vêtu, nous reviens dans l’adaptation vidéo-ludique de l’un de ses albums les plus connus. Est-ce que cette adaptation sera une nouvelle fois à ranger dans la case des daubes ou est-elle, au contraire, l’exception même qui confirme la règle ? La réponse, juste après ces quelques lignes

 

C’est l’histoire d’un clown…

 

Vicieu et machiavélique, le plan du Joker avait tout pour plaire. Capturé un peu trop facilement par notre chauve souris sur patte, le seul et unique but du clown le plus connu de Gotham était de mieux pénétrer Arkham afin d’en prendre le contrôle. Une fois ce détail réglé et la pagaille semée, Batman ne pouvait que renfiler son costume pour rétablir l’ordre et foutre une nouvelle volée à son ennemi de toujours.

Même si le scénario peut facilement ressembler à celui d’un film de fin de soiré sur RTL9, il n’en demeure pas moins haletant et très bien alambiqué. Les rebondissements sont au rendez-vous et on prend énormément de plaisir à suivre les événements. Tout comme dans Bioshock, on peut trouver dans les couloirs d’Arkham des bandes sonores nous donnant davantage de détails sur les personnages de l’univers Batman. Même si ces clins d’oeil n’apportent pas grand-chose à l’intrigue principale, il renforce le background du titre déjà bien étoffé. De l’épouvantail à Double face et en passant par la sulfureuse Catwoman, la panoplie des plus grands méchants de Gotham sont au rendez-vous pour le plus grand plaisir des fans.

 

En parlant de fan, les plus assidus remarqueront tout de suite que le design du jeu est radicalement différent de celui du Comics associé. Un choix justifié par les développeurs qui ont tenté de créer un univers cohérent plutôt que d’imiter celui du Comics, pas forcément adapté au jeu-vidéo. Propulsé par l’Unreal Engine 3, Batman Arkham Asylum peut facilement rentrer dans la catégorie des jeux les plus impressionnants de cette génération. De la texture du sol à la modélisation des personnages, le jeu flatte la rétine plus d’une fois, même si certains personnages « secondaires » semblent avoir été terminés au cutteur ! L’ambiance très oppressante d’Arkham a été très bien retranscrite, rendant ainsi l’aventure du joueur encore plus prenante.

 

 

Paye ton batarang

 

Lorsque l’on développe un jeu, soit on tente de réinventer la roue, avec les risques que ça représente, soit on s’approprie des mécanismes qui ont fait leur preuve en les adaptant à son jeu! Rocksteady a choisi la deuxième option pour son titre. Batman Arkham Asylum est un savoureux mélange de genre : Combat, infiltration, exploration et enquête sont au rendez-vous.

 

Le système de combat est relativement simple, mais demande tout de même une légère dextérité si l’on veut enchainer des combos fulgurant sans se faire toucher par l’ennemi. Seules deux actions sont disponibles : Frapper et contrer. Selon l’orientation du stick et la position de vos ennemis, les enchaînements varient, mais finissent toujours par un KO en slow motion très classieu.

 

Les phases d’infiltration sont moins fougueuses, mais bien plus grisantes, voir addictives. Tapis dans l’ombre, on peut utiliser la vue rayon X de Batman pour identifier les cibles. Ensuite il faut varier les plaisirs. Arrivez en fourbe par derrière, se surprendre par une gargouille ou encore faire exploser un mur à l’approche des ennemis. Plaisir garantie.

 

Les phases d’enquêtes sont les moins folichonnes. Que ce soit des empreintes ou des traces ADN, il suffit juste de suivre les indices laissés par nos cibles. Quoique sympathique, ces passages permettent de souffler un peu dans l’aventure.

 

Ces trois phases de gameplay majeur s’enchaînent de façon très fluide sans prédominance particulière. L’aspect exploration intervient à tout moment du jeu, des lors qu’il faut se déplacer, on peut jouer de son grappin pour escalader certains endroits, parcourir les gaines d’aération ou encore prendre l’air sur l’ile d’Arkham. Pour les amateurs de customisation, selon les points acquis ici et là, certaines capacités ou améliorations seront disponibles. Selon nos choix, Batman sera plutôt défensif ou plutôt offensif, mais pas de quoi faire varier le gameplay d’un yota.

 

 

Youhou…..Batouuuu !

 

Batman Arkham Asylum a beau être un jeu exceptionnel, je n’ai pas peur de le dire, mais il n’est pas exempt de tout défaut. Si on met de côté les bugs graphiques et de collisions qui rendent certaines scènes un peu bancale, surtout les finishs, le jeu n’en reste pas moins très linéaire. Heureusement pour nous, la mise en scène a été arrangée aux petits oignons et l’aventure qui nous est offerte reste excellente, mais je pense qu’une pointe de liberté dans cette majestueuse île qu’est Arkham aurait été un réel délice.

 

Mais ces « petits défauts » sont réellement insignifiants par rapport aux richesses du titre. En plus d’offrir un mode histoire très riche et assez généreux en terme de durée de vie, notamment grâce aux énigmes de l’homme mystère, il est également possible de continuer l’aventure via les modes défis. Ici, c’est aux meilleurs de s’afficher en faisant les plus gros score possible et les partager sur le Xbox Live.

 

De plus, le jeu offre un background tellement généreux, qu’il m’a donné envie d’en apprendre plus sur l’homme chauve souris et allez lire quelque Comics, et si le jeu fait cet effet à d’autres joueurs inconnu de cet univers, c’est que Rocksteady a fait un travail exemplaire sur tou les points de vue.

 

 

VERDICT : 9/10

 

Que ce soit par derrière, dans le noir, face à face ou suspendu à une gargouille, Batman Arkham Asylum frappe fort et bien en offrant un jeu au gameplay exaltant baigné dans une atmosphère envoutante et oppressante. Les aventures du chevalier noir n’ont jamais été aussi bien retranscrite sur notre média favoris, et ça, pour le bonheur de tous les gamers.

Jeu testé sur Xbox 360

 

 

[TEST] FUEL

Dans la vie d’un gamer, on tombe souvent sur un jeu qui nous laisse un gout amer dans la bouche, sur un jeu où l’on se dit qu’on aurait pu passer de supers bon moments mais dont les défauts gâchent tout le reste. Bah c’est ce qui c’est passé avec FUEL, un jeu de course off-road développé par les petits français d’Asobo qui ont eut, je pense, un peu trop la folie des grandeurs.

 

Un gigantesque bac à sable

Le gros point fort de Fuel, c’est sa carte aux allures surdimensionnées qui fait passer celle de GTA San Andreas pour un petit bac à sable de morveux. Environ 14.000 km² sont disponible pour les amateurs de grandes virées solitaires. Lorsque l’on possède une grande arène de jeu, il faut savoir la dompter et c’est la que Fuel se casse la gueule. Même si les épreuves sont à la pelle, il devient très vite soulant de rouler pour allez de course en course. Les décors sont vides, redondants et on se fait très vite chier (Excusez moi du terme). En plus, il nous arrive de croiser d’autres véhicules en route, mais aucun sentiment de compétition ne se fait sentir. Un mode Freeride est disponible histoire de visiter les lieux. Sympathique au départ, ça devient très vite soulant et on passe à autre chose. Il est également possible de faire quelques courses via le menu, mais l’ergonomie de ce dernier fait peine à voir. En fait, lorsque l’on joue à Fuel, on a ce sentiment d’inachevé et quitte à donner 70 euros à son revendeur, autant en avoir pour son argent

 

Une conduite bien molle

Lorsque l’on joue à un jeu de voiture, on aime avoir la sensation de s’envoler et de faire ce que l’on ne peut pas faire avec sa petite 306. Sauf qu’ici, même en marche arrière ma 306 va beaucoup plus vite que n’importe quel bolide du jeu. Parmi les motos, quad, camion et autre tout-terrain, l’impression de vitesse est inexistante et il faudra avoir un bon thermos de café entre les cuises pour éviter de piquer du nez lors de courses un peu trop longue. Pour un jeu de course Off-Road, on aurait aimé avoir des courses bien nerveuses et rapides, dans la même veine qu’un Motorstorm Pacific Rift par exemple.

 

La technique passe à la trappe.

S’il y a bien une chose ou Asobo a assureé, c’est dans son tout nouveau système de streaming capable de construire des décors sans chargement à l’aide de simple coordonnées. Pour le coup, ils ont assurés et je leur souhaite tout le bonheur du monde avec. Par contre, même si le moteur a l’air au point de se côté, les graphismes eux, font la gueule. La modélisation des véhicules est simpliste, l’aliasing s’invite partout et le clipping nous rappelle un certain GTA 3, c’est pour vous dire.

 

FUEL 2, une tuerie ?

Il y a quand même un gros point à souligner. C’est que Fuel peut apprendre de ses erreurs et renaitre de ses cendres tel un phœnix pour une hypothétique suite. Imaginez un terrain de jeu aussi grand, avec des graphismes plus léchés, une véritable IA, un monde plus peuplé et moins vide, de véritable sensation de conduite… Et bien, si tout ces éléments sont réunis, il se peut qu’on ait affaire a une pure petite bombe, mais pour cela, il va falloir bosser, prendre en compte l’avis des joueurs et savoir s’inspirer de la concurrence. Je reste optimiste et je vois bien un Fuel 2 redorer le blason d’Asobo.

 

VERDICT : 4/10

Fuel est l’un de ces jeux qui aurait amplement mérité encore quelques mois de développement. Même si dans le fond le jeu avait tout pour plaire, la forme a été mise de côté et les petits français d’Asobo se sont un peu trop concentrés sur la taille de la carte. C’est dans les petits détails que l’on reconnaît les grands jeux et malheureusement Fuel n’en fait pas partie.