Archive for the ‘PS3’ Category

[TEST] Harry Potter et le Prince de sang-mêlé (PS3)

C’est surement le sorcier le plus connu de tout les temps. Ses romans font des cartons intersidéraux et ses films figurent toujours au box-office mondial. Je parle bien évidement d’Harry Potter. Cette fois-ci, ce n’est pas en littérature ou au cinéma que le sorcier apparait, mais sur PS3 avec Harry Potter et le Prince de sang-mêlé, adaptation vidéo-ludique du film éponyme. Voyons voir si le sorcier assure aussi en jeu-vidéo.

Scénario : Plutôt que de se baser sur le roman de J.K Rowling pour son jeu, le studio EA Bright Light a préféré opter pour l’adaptation du film du même nom. Si les fans du sorcier balafré feront la moue, les autres seront très certainement ravis de se retrouver dans un contexte déjà connu et apprivoisé. Ainsi, nous revoilà avec Harry dans sa sixième année à Poudlard où il devra, une nouvelle fois, contrecarrer les plans machiavéliques de Voldemort. Si la trame scénaristique est bien respectée, la narration, elle, est très (trop) maladroite. Du coup, on a le droit à un enchainement de scènes sans queues ni têtes, qui nous embrouille plus qu’autre chose. Voir le film avant de jouer au jeu ne serait pas une mauvaise chose.

Graphismes / technique : Que ça pique les yeux ! Oui, Harry Potter et le Prince de sang-mêlé nous offre des graphismes datés, des textures baveuses, des animations rudimentaires et des modélisations très houleuses. Ici, la PS3 n’est pas mise à rude épreuve et fait même le voyage les doigts de pieds en éventails. Mais pas la peine de crier au loup pour autant. L’ensemble est propre, très coloré et on plonge dans l’univers de Poudlard avec grand plaisir. Surtout que les différents lieux et personnages sont reconnaissables au premier coup d’œil. En plus de l’aspect graphique assez vieillot, le jeu souffre également de différents bugs de collisions et de synchronisations labiales. Mais rien de bien méchant.

Gameplay/ Maniabilité : Harry Potter et le Prince de sang-mêlé propose un gameplay simpliste et dirigiste, qui plaira certainement aux joueurs occasionnels et aux plus jeunes.  Par contre, les gamers chevronnés devraient passer leur chemin. Du début à la fin, on passe le plus clair de son temps à parcourir les couloirs de Poudlard d’épreuves en épreuves. Présentées sous forme de mini-jeux, ces épreuves sont peu nombreuses et se résument à la fabrication de potions, à des duels de baguettes magiques et à des matches de Quidditch. En guise de quêtes secondaires, le joueur pourra se donner à l’art de la collectionnite d’écussons disséminés dans Poudlard afin d’acquérir de nouveaux sorts ou autre petits bonus. De plus, le jeu est très simple et n’offre pas de casse-têtes particulier. Le public visé est donc clairement assumé. La prise en main est également assez délicate. Le maniement de la baguette magique manque de précision, la caméra est difficile à contrôler et Harry semble aussi lourd qu’un paquebot chargé à bloc. Par contre, les matchs de Quidditch sont parfaitement maniables avec une bonne impression de vitesse. C’est toujours ça de prit non ?

Bande Son : La bande son est l’un des points forts du titre. En plus de proposer toutes les musiques si particulières de l’univers Harry Potter, on a le droit aux doublages officiels du film. De quoi bien s’immerger !

Durée de vie : Le jeu peut aisément se boucler en une après-midi. N’offrant pas de difficulté particulière et étant réservé clairement aux joueurs occasionnels, c’est avant tout par de petites séances de jeu que l’on appréciera ce titre. Notez le bien.

VERDICT : 5/10

Harry Potter et le Prince de sang-mêlé n’est pas un jeu à mettre entre toutes les mains. Tandis qu’un core-gamer n’aura de fait que de jeter le jeu aux lions, les joueurs occasionnels ou les plus jeunes y passeront un très bon moment. Possédant un gameplay « sympathique » et un univers solide, le jeu comblera une certaine tranche de joueurs. C’est une certitude. Mais pour tous les autres, il faudra attendre le 7ème et dernier volet du jeu pour voir s’il arrive à la hauteur des deux autres médias.

[TEST] M.A.G (Massive Action Game)

La guerre, folie meurtrière de l’homme qui une fois transposée dans un monde virtuel, rassemble des milliers de joueurs autour d’un seul et même dessein : le divertissement. Avec M.A.G (Massive Action Game) Zipper Interactive, le géniteur de la saga SOCOM, ne joue pas dans la finesse et va droit au but. Un FPS massivement multi-joueurs ou deux folles armées de 128 joueurs se livrent une bataille épique pour imposer leur suprématie. Du jamais vue sur consoles. Reste à voir si l’expérience est aussi jouissive qu’il n’y parait.

SCENARIO : Ce serait un crime pour la forêt amazonienne que d’utiliser un post-it pour y écrire le scénario de MAG. En somme, le jeu nous plonge dans un conflit futuriste où trois armées privées (SVER, RAVEN et VALOR) se livrent bataille pour le contrôle de notre belle planète bleue. Un scénario minimaliste, résumé à une simple cinématique plutôt classe et qui tombe dans l’abnégation totale une fois le jeu lancé.

GRAPHSIMES / TECHNIQUE : A des  années lumières de ce brave Killzone 2, sorti il y a déjà un an, MAG fait dans le minimum syndical. Modélisation des combattants tout juste correcte, palette de couleurs agréable mais pas flamboyante, animations convenues et ambiance sonore prosaïque. Mais ce fut le prix à payer pour Zipper Interactive afin de nous offrir des cartes gigantesques et des batailles endiablées à 256 joueurs sans la moindre once de lag. Un compromis judicieux qui met l’accent sur le plaisir de jeu plutôt que sur son aspect visuel.

GAMEPLAY : Si l’esthétique n’est pas la pierre angulaire du jeu de tir magivement multi-joueurs, c’est plus sur son gameplay qu’on aurait tendance à pousser la chansonnette. Simple trouffion au départ, il faudra gravir les échelons à coup d’XP durement gagnés pour pouvoir prétendre à un poste plus opportun et ainsi diriger son escouade, sa section ou même sa faction tout entière (Etre dieu quoi). Malgré cette hiérarchie mise en place par le jeu, on a généralement le droit à un bordel complet sur les cartes où chaque joueur tente de réaliser les différents objectifs sans se soucier de ses comparses. Mais dans le cas d’attaques bien ordonnées, c’est carrément le pied. Par contre, le jeu propose peu de modes de jeux, pas toujours jouables à 256, dans une interface graphique très peu lisible et pas toujours très claire.

Concernant la prise en main, c’est plutôt pas mal. On prend ses marques plutôt rapidement. Les seuls défauts résident dans la visée peu précise et dans les sensations qui sont très faiblardes. On a pas l’impression de tenir une arme dans les mains et les tirs au sniper sont aussi réalistes que tirer à la sarbacane.

DUREE DE VIE : Si l’on est un grand amateur de FPS, qu’on adore niveler son personnage et prendre part a des batailles complètement folles à 256 joueurs, MAG a de quoi sustenter son auditoire des mois, voir des années durant. Il faudra même attendre un certains temps avant de connaître l’ensemble des cartes sur le bout des doigts. Reste à voir si Zipper Interactive fera évoluer son bébé au fil du temps, histoire d’alimenter les joueurs voraces que nous sommes. Quoiqu’il en soit, MAG est un jeu qui est fait pour durer.

VERDICT : 7/10

Proposant des joutes jusqu’à 256 joueurs, un gameplay bien huilé, des cartes gigantesques, aucune sorte de lag et un système de hiérarchie plutôt bien pensé, MAG a de quoi combler tous les mordus de FPS en ligne. Malheureusement, le jeu ne rate pas les erreurs de jeunesses avec une interface très mal pensée, des sensations de jeu mollassonnes et le manque d’originalité dans les modes de jeu.

[TEST] Heavy Rain

Heavy Rain a commencé avec The Casting, une démo destinée à un usage interne mais qui a fini exhibée lors de l’E3 2006. Après avoir fait forte impression, sur la presse et les joueurs, David Cage et son studio Quantic Dream se devaient de concrétiser le projet en un véritable jeu. Nous sommes en février  2010 et Heavy Rain devrait être disponible dès mercredi dans toutes bonnes boutiques spécialisées. Le jeu a d’ores et déjà fait couler beaucoup d’encre, mais après avoir enfin fini le jeu (Une première fois) me voici près à vous rendre mon verdict.

Du jeu-vidéo au cinéma.

Heavy Rain n’emprunte pas le même chemin que n’importe quelle autre production actuelle. David Cage, et de surcroit Quantic Dream, bouscule les codes et tente d’inventer un nouveau genre. Malheureusement, le jeu ne sera pas au gout de tous, mais l’idée est louable et Heavy Rain agit comme une bouffée d’air frais au milieu de cet océan de styles usés jusqu’à la moelle. Le jeu nous plonge dans un thriller sombre et prenant où l’on incarne quatre personnages dont les destins se croiseront autour du tueur aux origamis, un bourreau d’enfants qui noie ses victimes dans de l’eau de pluie avant des les abandonner, un origami à la main et une fleur de camélia sur la poitrine. Si les quatre personnages ont chacun leur importance dans l’intrigue, c’est autour d’Ethan Mars que le jeu s’articule. Jeune architecte à la vie paisible et heureuse, tout va basculer pour Ethan le jour où l’un de ses fils meurt renversé par une voiture, mais ce ne sera que le point de départ d’une suite d’événements terribles que vous découvrirez dans le jeu. Par de là son histoire, le jeu tente de nous faire répondre à une question cruciale qui devrait parler à de nombreux joueurs et joueuses : Jusqu’où sommes nous capable d’aller par amour. Si l’on n’adhère pas à l’univers et au scénario d’Heavy Rain, autant raccrocher les gants dès le départ puisque c’est l’intérêt même du titre de David Cage. On ne joue pas à Heavy Rain pour son gameplay, mais on y joue pour plonger dans une histoire et y être le seul et unique acteur principal.

Des gestes simples, mais efficaces.

Heavy Rain ne propose pas de gameplay classique, on n’y prend pas le contrôle d’une voiture, on ne sort pas son flingue à tout bout de champ et on ne gère aucune armée. Ici, on se laisse aller par les événements et on interagit avec les éléments du décor ou les différents personnages rencontrés. A l’aide de la touche R2, on fait avancer son personnage, et à l’aide du stick analogique gauche on contrôle sa vue et ainsi ses mouvements. Dès que l’on regarde dans une direction, toutes les possibilités d’action s’affichent à l’écran, et on est amené à presser différentes touches, jouer du stick analogique droit ou d’utiliser la fonction gyroscopique du SixAxis. Lors d’un dialogue, les réponses que l’on peut fournir tournoient autour de notre personnage et il suffit de presser le bon bouton pour lancer une réponse. Si toutes ces informations apparaissent de façon claire en temps normale, dès que l’on est plongé dans une scène d’action ou à tendance dramatique, les informations apparaissant tremblotantes et brouillées. Un procédé astucieux permettant de souligner l’état d’anxiété ou de nervosité de notre personnage. De plus, à tout moment, il est possible d’entendre les pensées de notre personnage en pressant le bouton L2. Une option qui peut paraitre anecdotique, mais qui fortifie la narration et la perception psychologique de nos différents protagonistes.

Mais la où Heavy Rain trouve sa force, c’est dans la possibilité d’influer sur le reste de l’aventure selon nos actions et nos choix. Si certains changements n’opèrent que sur la scène où l’on se trouve, certains choix, capitaux, influent directement sur le scénario et le dénouement de l’histoire. Ainsi, plusieurs fins sont possibles et le potentiel de rejouabilité du jeu s’en voit décuplé. Une bien bonne manière d’accentuer la durée de vie du soft qui avoisine les 8h de jeu pour une première partie.

Une réalisation de grande classe

Dès le premier coup d’œil, qu’on soit joueur ou pas, la réalisation du titre de Quantic Dream bluffe. La position des caméras, la photo, la direction artistique, l’animation des personnages et l’ambiance sonore font qu’on a l’impression d’être plongé au cœur d’un film. Quantic Dream a énormément travaillé sur la motion capture, aussi bien du corps que du visage et des yeux. Même si ce n’est pas parfait, on parvient tout de même à ressentir les différentes émotions qu’éprouvent les personnages.

L’ambiance sonore du titre parvient à nous plonger encore plus dans l’action et baigne chacune des scènes avec grande maestria. Les musiques choisies sont profondes, prenantes et colle parfaitement avec l’ambiance du titre. De plus, elles démarrent toujours au moment opportun. Et pour une fois, les doublages français n’ont pas été bâclés et sont même plutôt bon. Heavy Rain emprunte les codes du cinéma pour nous les retranscrire pad en main, et c’est fait avec brio. Par contre, même si le jeu reste étincelant, pas mal de choses nous font redescendre sur terre, comme la modélisation minimaliste de certains objets et la gestion des collisions très houleuses par endroit. Certaines scènes en deviennent même comiques, à leur défaut, malheureusement.

Oui….mais

Après un démarrage assez fastidieux et à la limite du soporifique, Heavy Rain nous plonge dans un univers dont il est difficile d’en sortir. Le jeu est plein de suspens, le twist final est très bien amené et on ressort de cette expérience tout plein d’émotions avec l’agréable sentiment d’avoir passé une superbe expérience. Néanmoins, Heavy Rain n’a rien du jeu parfait, il possède sont petit lot de carences qu’il ne faut pas nier et oublier. Le scénario, aussi prenant et profond qu’il soit, contient pas mal d’incohérences et les acteurs en font parfois trop pour souligner leurs émotions. La réalisation graphique n’est pas uniforme et les différents problèmes de collisions et d’animations tâchent l’aventure. Et pour finir, si le jeu propose un gameplay épuré qui attirera les occasionnels et les néophytes du pad, il n’en reste pas moins creux et ne propose aucune alternative pour combler un joueur désintéressé du scénario. Comme toutes œuvres, Heavy Rain est gorgé de qualités mais possède aussi ses défauts. Une chose que bien des sites et magazines spécialisés ont oubliés de souligner dans leurs tests dithyrambiques.

VERDICT : 8/10

Heavy Rain est un jeu qui marquera à sa façon l’histoire du jeu-vidéo. Loin des productions habituelles, Quantic Dream nous livre ici un jeu qui prend ses marques dans le cinéma et dont le seul et unique héro reste le joueur. Malgré un gameplay relativement creux et quelques problèmes techniques, Heavy Rain parvient à nous scotcher du début à la fin grâce à son scénario,  sa réalisation graphique et  son ambiance sonore de haute volé. Une nouvelle étape a été franchie, et se serait fort dommage de passer à côté.

[TEST] Buzz – Quiz World (PS3)

Après deux épisodes sur PS3 et un nombre incalculable sur les autres plateformes de la marque Nipponne, Buzz nous revient avec un nouvel épisode avare en nouveautés mais qui s’affiche déjà comme le meilleur épisode de la série.

SCENARIO : Avec Buzz, il n’y a pas de scénario, juste une famille, des potes ou une âme solitaire qui joue du Buzzer pour répondre au maximum de questions et être le grand champion.

GRAPHISMES / TECHNIQUE : Buzz n’est pas le jeu que le Pro-S de base va prendre pour démontrer la puissance de sa PS3. Doté d’une réalisation plus que basique, le jeu nous offre des graphismes très propres, ultra colorés et qui s’harmonisent parfaitement avec son ton délirant. L’ensemble paraît très enfantin, mais répond parfaitement aux attentes des joueurs pour ce type de jeu. On y retrouve le fameux présentateur Buzz qui a toujours autant le sens de l’humour, ainsi que tous les autres personnages familiers à la série.

GAMEPLAY / PRISE EN MAIN : La prise en main de Buzz – Quizz World est plus qu’un jeu d’enfant. Il suffit de répondre aux questions le plus rapidement possible à l’aide des touches colorées ou de marteler le buzzer rouge lorsque c’est demandé. Dans cette nouvelle édition, même si quelques nouvelles épreuves se sont invitées au casting, on notera surtout le fait que l’on puisse configurer ses parties afin de sélectionner le type d’épreuves désirées. De quoi mettre de côté quelques épreuves barbantes pour se concentrer sur le fun.

Pour le jeu en ligne, il est désormais possible de jouer au mode sofa vs sofa jusqu’à huit joueurs. On peut donc s’entrainer en famille sur la toile avant de s’inscrire à la famille en Or…ou pas !

BANDE SON : La bande son se calque parfaitement au « délire » que représente le jeu. Des musiques et des bruitages loufoques qui rythment bien le jeu, mais qui ont la fâcheuse tendance à taper sur le système au bout d’un petit moment. Certains n’hésiteront pas à prendre leur télécommande et couper le son.

DUREE DE VIE : Le jeu a de quoi nous occuper pas mal de temps avec ses 5000 nouvelles questions qu’embarque la galette. Et au pire, une fois le stock épuisé, les questions de la communauté et celles téléchargeables sur le PSN sont là pour prolonger la durée de vie du jeu.

VERDICT : 7/10

Buzz Quiz – World peut être totalement dispensable si l’on a déjà une itération du jeu sur PS3. Par contre, si vous êtes à la recherche d’un jeu à jouer entre amis ou en famille, il y a de quoi se jeter dessus. Avec son lot de nouvelles questions, ses nouveaux modes et ses réglages, Buzz Quiz World est surement le meilleur épisode de la série sur PS3.

[TEST] Bayonetta (PS3)

ScénarioDans l’univers de Bayonetta, les anges et les démons s’affrontent avec  en toile de fond le sexe et les bastons. Le scénario est tirée par les cheveux mais les fans de beat’em all n’apportent pas beaucoup d’importance à ce critère. Les créateurs du jeu se sont éclatés à créer une histoire complètement décalée avec un humour omniprésent.

Graphismes : Le style graphique du jeu est éblouissant avec ses couleurs et ses monstres gigantesques mais la réalisation ne suit pas. Les textures ne sont pas très fines et les bugs de collision font souvent leur apparition. Les combats sont souvent très confus et ils manquent de fluidité. J’aime défoncer les méchants mais j’espérai comprendre quelques choses à mes combats.

Gameplay Le gameplay apporte des nouveautés au genre comme le système d’esquive mais il est très difficile à maitriser. De plus, les combats sont tellement confus qu’on se retrouve à taper sur sa manette sans comprendre pourquoi. Le jeu est vraiment destiné aux « hardcore gamers » qui sont à la recherche du combo le plus élevé et arriveront à maitrise la belle. Les autres seront frustrés par une incompréhension des combats et ils seront confrontés à des morts rapides et des rechargements de niveau particulièrement longs.

Bande-son : La bande-son correspond parfaitement à l’univers du jeu avec un coté grandiose et nerveux. Les doublages anglais peuvent paraître énervants mais cela renforce le côté humoristique. Si vous aimez la musique des RPG japonais, vous adorerez celle de Bayonetta !

Durée de vie : Le jeu peut se terminer en 15 heures mais il m’a fallut 20 heures pour le finir. Votre manette et vos doigts vont souffrir mais il faudra rester accrocher au jeu car Bayonetta peut paraitre vite ennuyeux. Pour augmenter la durée de vie, les challenges sont nombreux : avoir tous les trophées, battre les scores, récupérer tous les accessoires…

Verdict : 6/10

Au final, Bayonetta s’adresse aux fans de beat’em all et aux univers japonais délirants. L’histoire est hallucinante mais il faudra s’adapter au gameplay difficile et aux crampes de doigts car le jeu n’a pas la réalisation d’un God of War. Comme son héroïne, le jeu charmera certains mais les autres n’accrocheront pas du tout.

[TEST] Dark Void (PS3)

Scenario : Le scénario de Dark void ne vous laissera pas un souvenir impérissable, loin de là, mais il parvient tout de même à faire passer un moment bien sympathique. Le jeu se déroule dans une période pré-seconde guerre mondiale où, pour une fois, les méchants Nazis ne seront pas l’ennemi à abattre. Après un crash en avion dans le triangle des Bermudes (respect à l’originalité), on se retrouve nez à nez avec d’étranges créatures robotiques venant d’une autre dimension pour réduire l’espèce humaine à néant, rien que ça. Du coup, c’est à l’aide de Jet Packs qui s’amélioreront au fil de l’aventure que nous devrons sauver le monde. Pas exaltant, mais fort distrayant.

Graphismes / Technique : Dark Void n’est pas à la hauteur des jeux Capcom, mais ça ne le rend pas moche pour autant. Le personnage principal est modélisé à la perfection et les textures, utilisées  pour ses vêtements, sont très fines et détaillés. Par contre, tout le reste a été négligé. La profondeur de champ est anecdotique, le sol est limite risible et l’ensemble des environnements manquent de détails et semble avoir été fait à la va-vite. Techniquement parlant, le résultat final est passable, mais nous gratine de petites chutes de framerate dans les phases d’escalades, d’animations très peu naturelles et de murs invisibles en veux-tu en voilà.

Maniabilité / Gameplay : Dark Void surf sur la vague des TPS en y ajoutant la possibilité de voler à l’aide d’un Jet Pack. Si les phases au sol sont parfaitement maniables, dès qu’on se retrouve dans les airs, c’est une tout autre histoire. La précision manque à l’appel, viser des ennemis en volant s’avère être un véritable tour de force et les envies de sortir un petit sac en papier pour y déposer son déjeuner sont légions. Si l’on met de côté la possibilité de voler, Dark Void propose des phases de gameplay assez classiques. On évolue dans de larges couloirs, on dispose d’un petit arsenal customisable et on peut se mettre à couvert comme dans tout bon jeu à la mode. Par contre, les phases d’escalades sont plutôt bien pensées même si leurs mises en scène restent bancales et maladroites. Les gros défauts de Dark Void sont que les sensations de jeu sont très mollassonnes et que le rythme est bien trop léger. En clair, un jeu bien sympa, mais assez chiant.

Bande son : Si les musiques ne font pas forcément naitre de fortes émotions en nous, elles parviennent néanmoins à bien rythmer l’aventure. Prenantes, elles s’intègrent parfaitement au gameplay comme aux environnements. Quant aux bruitages et autres effets sonores, ils font très bien leur boulot, mais sans nous transcender.

Durée de vie : Le jeu se boucle entre 6 et 8 heures de jeu en mode normal. Assez simple, le mode difficile pourrait réserver des surprises au niveau des joutes aériennes. Question rejouabilité, on frise le zéro, à moins que vous vouliez à tout prix chopper tous les succès et trophées.

VERDICT : 5/10

Si le jeu laissera de marbre n’importe quel gamer chevronné, il devrait tout de même intéresser le néophyte du genre ou le joueur occasionnel qui se serait perdu entre deux parties soporifiques de Wii Play. Pleins de bonnes idées, Dark Void s’enlise dans une réalisation bien trop classique, dans des phases aériennes complètement ratées et dans des sensations de jeu beaucoup trop timide. Un jeu qui aurait pu faire parler de lui durant une période creuse, mais avec ce qui sort en ce moment, on ne le voit même pas passer.

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[TEST] Terminator Renaissance

Terminator Salvation est l’adaptation vidéo-ludique du film éponyme. Le jeu ne reprend pas la même trame scénaristique que le long métrage, mais nous baigne dans le même univers post apocalyptique. Comme toutes adaptations de film en jeu vidéo, Terminator Salvation est à ranger très soigneusement dans le panier des jeux à n’acheter qu’en solde après troisième démarque.

Graphiquement parlant, le jeu n’est pas laid, il est assez fin, bien fignolé, mais les textures restent grossières, la palette de couleurs est très fade et les environnements, qu’ils soient intérieurs ou extérieurs, se répètent constamment, à tel point qu’on a toujours l’impression d’être au même endroit et de se cacher derrière la même carcasse de voiture.

Terminator Salvation est un TPS (Third Person Shooter) tout ce qu’il y a de plus classique. Sauf qu’ici, on s’y ennuie à mourir. On ne fait que parcourir de longs couloirs plus ou moins large et résister à des vagues d’ennemis, à l’IA très fébrile, en se cachant derrière tout ce que l’on peut trouver.

Les armes mises à disposition et le bestiaire sont très réduits et même en difficulté maximum, le jeu est une promenade de santé qui se termine en à peine quatre heures de jeu. Les seuls moments où l’on peut trépasser, c’est lorsqu’on a le droit à de jolis bugs où le personnage contrôlé refuse de se mettre à couvert ou lorsque un T-600 nous tue d’un coup-de-poing alors qu’il est à plus de 10 mètres. Surréaliste.

De temps à autres, on a le droit à des petits passages de shoot en véhicule assez sympathiques, mais à des années lumières de ce qui se fait chez la concurrence.

Le seul intérêt du titre réside dans le fait que l’on a le droit à un joli Trophée Platine ou 1000G très simplement et sans se fatiguer. La seule difficulté étant de terminer le jeu malgré sa médiocrité. Je sais que j’ai été très méchant sur ce test, mais lorsqu’on ose nous balancer des bouses pareilles, ça me dépasse !

VERDICT : 2/10

Terminator Salvation est un TPS classique et sans réel intérêt qui a été développé à la va vite avant la sortie du film. Si certains joueurs y trouveront leur compte (ça existe forcément), les autres devraient passer leurs chemins de toute urgence, à moins qu’ils souhaitent débourser quelques euros pour gonfler leur Gamercard ou leur nombre de trophée.

Ce jeu a été testé sur Playstation 3

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TEST : Army of Two: Le 40ème jour

Deux ans après Army of Two premier du nom, EA Montreal nous revient avec sa suite solennellement baptisée le 40ème jour. Tentant de surfer sur la vague du succès amorcée par Epic Games et son Gears of War, Army of Two s’était fourvoyé avec sa réalisation médiocre, sa coop mal calibrée et son level design mal fagoté. Annonçant moult nouveautés, Army of Two : le 40ème jour a de quoi faire table rase du passé et nous offrir une bonne dose d’action à vivre à deux.

Armageddon

Qui se souvient de la scène d’introduction du film Armageddon ? La ville de New York en prenait littéralement plein la gueule – dixit le chauffeur de Taxi – à coup de météorites qui faisaient s’écrouler l’Empire State Building. Et bien, Army of Two : le 40ème jour (AOT2) démarre de la même manière. Salem et Rios, nos deux comparses du premier volet, sont en mission à Shanghai afin de gagner quelques Pesos supplémentaires lorsque la ville se retrouve bombardée de tout part et que les immeubles s’effondrent les uns derrière les autres tels de vulgaires dominos. Et pour couronner le tout, nos deux joyeux lurons se retrouvent au beau milieu d’un coup fourré tentant de leurs faire bouffer les pissenlits par la racine. C’est donc à coup de gros calibres que l’on vient nettoyer ce bordel.

Dit comme ça, le scénario d’AOT2 n’a pas l’air de casser des briques, mais il a au moins le mérite de nous plonger dans l’action très rapidement et de nous tenir en haleine jusqu’au dénouement finale. Manque de bol, le dénouement arrive un poil trop vite puisque le jeu se boucle en à peine 6 – 8 heures de jeu. Je conseille donc aux plus échevelés d’attaquer le steak directement en difficulté entrepreneur, histoire de prolonger le plaisir.

Il était une fois à Shanghai

Graphiquement parlant, même si un coup de polish a été passé, le jeu conserve les mêmes tares que son aîné. Modélisation timide, textures baveuses et scintillement bien grossier à certains endroits. Par contre, là où le premier nous laissait un sentiment de vide abyssal, AOT2 nous en met plein la vue avec un Shanghai réduit à feux et à sang. On se faufile dans des ruelles qui fourmillent de détails, on profite du large panorama de gratte-ciels, on s’embarque dans des fusillades épiques sur les gravats d’immeubles encore fumant et on assiste à des explosions terribles qui feraient rougir certaines productions hollywoodiennes. AOT2 mise sur l’action détonante et nous en met plein la vue du début à la fin. Dans le feu de l’action, le jeu n’en démord pas et aucun ralentissement disgracieux ne parvient à nous gêner. Ce qui n’est absolument pas le cas en ligne où les serveurs ont du mal à tenir la cadence, et ce, malgré une bonne connexion. Reste juste à espérer l’arriver d’un petit patch correctif.

Plus on est de fou, plus on rie

Le sel d’AOT2 ne repose pas dans son aventure solo ou dans ses divers modes de jeu en ligne « classiques », mais dans la possibilité de jouer l’aventure en coopération. En local ou en ligne, le jeu prend tout son intérêt à deux. Les combats s’en voient dynamisés, une symbiose s’installe, on joue mieux des nouveautés et le rythme en devient même plus effréné. En même temps, lorsque l’on joue seul, l’IA a tendance à nous ralentir tant ses choix peuvent paraître curieux et frôler la bêtise. Mais l’IA de notre comparse n’est pas la seule à blâmer, les ennemis agissent de manière bête et méchante en restant poster derrière leurs murets de fortunes et en nous arrosant de quelques salves de balles de temps à autres. Par contre, certains ennemis, plus vigoureux que d’autres, n’hésitent pas à nous contourner et à venir au contact. Comme quoi, tout le monde n’est pas forcément logé à la même enseigne.

Army of Toutou

AOT2 reprend les mêmes bases que son prédécesseur. En vue à la troisième personne, on y incarne Salem ou Rios, au gré de notre envie. A l’aide du pavé directionnel, il est possible de donner des indications à son coéquipier pour qu’il garde sa position, qu’il avance ou qu’il attire l’attention. La barre d’agro, toujours présente, nous permet d’attirer l’attention de l’IA sur nous afin de donner le champ libre à notre collègue et qu’il puisse contourner sournoisement l’ennemi. Si dans le premier volet les mécaniques étaient bancales et limitées, AOT2 est déjà mieux calibré et profite d’un level-design judicieux et propice aux possibilités mises à disposition. Pas mal de nouvelles features sont disponibles, comme la possibilité de sauver des otages, faire des choix qui peuvent altérer certaines situations, faire le mort ou même feinter une reddition avant de foutre une volé royale aux dupés. Au fil des niveaux, on se rend compte qu’EA Montreal a soigné sa suite et on y prend beaucoup de plaisir, malgré les défauts de maniabilité et de lourdeur des personnages contrôlés. Les amateurs de customisation seront également ravi de savoir qu’avec l‘argent amassée ici et là, il est possible d’acheter de nouvelles armes et de les modifier pour faire plus de dégâts. La guerre a un prix, autant être bien armé.

VERDICT : 7/10

Army of Two : Le 40ème jour est ma bonne surprise de ce début d’année. Bien plus convaincant et réussi que son prédécesseur, le jeu est visuellement très agréable, propose des mécaniques de jeu solides et nous en met plein la vue du début à la fin. Si le jeu perd de son intérêt seul, à deux c’est un pur petit plaisir de la parcourir. Malheureusement, la maniabilité est encore trop lourde, la réalisation aurait gagnée à être plus fine et le jeu se termine bien trop vite. En ce début d’année, je ne saurais que conseiller la suite des aventures de Rios et Salem, surtout si vous êtes amateur de jeu en coop.

Jeu testé sur Playstation 3

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TEST : Dragon Age Origins

Tant attendu par les fans d’Heroïc-Fantasy, Dragon Age Origins aura pris son temps pour se hisser sur les étales de nos crémeries préférées. Par conséquent, nous sommes soulagé d’apprendre aujourd’hui que Bioware n’a pas confondu vitesse et précipitation. Soulagé ? Oui ! Puisque ce jeu longuement annoncé comme le successeur de Baldur’s Gate est enfin dans ma console, de quoi vous proposer enfin ce test.

Une ambiance made in Bioware

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le protégé d’Electronic Arts s’est dévoilé sous tous les angles avant sa sortie. Tel un top modèle en vogue, nous avons pu assister à des trailers et des screenshots de la tête à la croupe de ce soft, si bien qu’une fois sur son canapé on se surprend à avoir pratiquement vu toutes les scènes du jeu. Etonnant ! Après ce petit aparté, un point sur le scénario s’impose. – Voix mystérieuse et rauque de Gandalf – A peine sauvé du chaos par les Gardes des Ombres, le royaume de Ferelden se prépare à essuyer le courroux de l’Engeance. Cette union de bêtes infâmes assoiffées de sang mobilise les hommes de la cité d’Ostagar ainsi que les elfes et les nains. Dès lors, un Garde des Ombres dénommé Duncan, part en quête d’alliés et rapproche les trois factions à l’heure où les tambours de guerre grondent inexorablement. Une seule solution s’offre à vous : combattre ! – On remercie Gandalf pour ce briefing détonnant -

Avant de se lancer dans cette aventure épique, un passage vers la case création d’avatar s’impose. Que ce soit clair, prenez votre temps, puisque vous passerez de nombreux mois avec le dit personnage ! L’occasion de préciser que Bioware ne s’est pas fichue des joueurs en truffant une quantité folle de détails (de la couleur du tatouage facial, jusqu’à la voix du personnage). Le moment est venu pour moi de me dresser comme un seul homme afin d’émettre une légère, mais néanmoins troublante interrogation : messieurs les développeurs, pourquoi nous avoir laissé le choix de la voix de notre personnage, puisque ce dernier s’avère être muet comme une végétarienne nymphomane coincée dans un bloc de glace et dévisageant la carotte d’un bonhomme de neige en hiver ? Merci d’avance pour votre réponse. Bref, en plus du choix du physique et des malheureuses trois factions disponibles énoncées par Gandalf plus haut, le joueur peut attribuer l’une des trois classes pour son personnage. Au programme, Guerrier, Voleur ou Mage. A noter qu’au niveau 7, une spécialisation (quatre pour chaque classe) fait son apparition. De ce fait, il est possible de devenir un assassin, un guérisseur et même de se métamorphoser, en fonction de la classe occupée par le joueur. Ce paramètre rajoute donc un aspect de rejouabilité tout simplement immense que les fans du genre vont apprécier. Tout en sachant que la durée de vie du soft avoisine la barre des 100 heures de jeu. Colossale ! En cours de jeu, les nombreuses quêtes proposées font passer un bon moment au joueur, en sachant que l’objectif (même si il est différent au début) se transforme souvent en violents affrontements faisant couler ridiculement des litres de sang sur les personnages.

Portage sur console = ratage

Du côté du gameplay de la version console, DAO est bien loin de sa mouture PC. Si les déplacements sont automatiques après la sélection de l’opposant, le choix des actions s’effectue par le biais d’une pression du bouton triangle, carré et rond. Au début de l’aventure, ce moyen n’est pas une mauvaise chose. Mais une fois que nous disposons de plus d’incantations, les détours incessants vers les tactiques et les pouvoirs (gâchettes de la manette), feront enrager les hardcore gamers poilus. D’autant plus que la caméra aérienne (style Baldur’s Gate) n’est pas présente dans la version console. De quoi s’indigner ! En sus, l’impossibilité de mettre sur pause pour transmettre les ordres à ses multiples partenaires, m’a laissé perplexe. Au final, j’ai opté pour prendre le contrôle de chaque personnage alternativement, le plus souvent pour le protéger d’une mauvaise posture. Si l’IA s’avère assez simple en mode « normal« , en sélectionnant la difficulté suprême, il faudra vraiment tenter d’organiser votre groupe, même si ce n’est pas gagné d’avance avec cette version console…

Tout ce que vous direz sera retenu contre vous ! Je m’explique. Si vous sélectionner une phrase durant les nombreux dialogues du jeu et que cette dernière ne plaît pas à l’un de vos frères d’armes, ce dernier n’hésitera pas à vous le faire remarquer. En sachant qu’une jauge de lien entre vous et vos alliés, peut varier en fonction de vos agissements. Au final, malgré une progression assez dirigiste, il est toutefois difficile de prévoir la réaction de vos partenaires. De quoi vous faire tourner votre langue dans la bouche avant de parler.

Les différentes zones du jeu s’avèrent très étriquées et dirigistes, en sachant que le level design ne s’offre aucune marque de réalisme de part ses formes polygonales. J’aurais donc préféré que le temps colossal de développement soit utilisé à bon escient, pour (par exemple) que le jeu soit un peu moins laid. Pire, les graphismes des visages de la totalité des personnages sont dépassés et il en est de même pour les animations quasi-inexistantes et d’autant plus archaïques du soft. A contrario, les combats sont dynamiques et proposent des scènes très intéressantes. Un fait étonnant qui peut prendre le pas sur la réalisation douteuse de ce DAO, à condition de ne voir que les points positifs du jeu. Enfin, la politique étrange de EA consistant à vendre des DLC qui auraient pu être disponible dès la commercialisation de cet opus, se veut tout simplement inacceptable pour les joueurs. En sachant que bons nombres de ces contenus sont nécessaires à la progression (coffre de stockage pour les objets qui se trouvent dans l’inventaire, …), il est donc normal de s’indigner devant une telle mascarade marketing.

Verdict 6/10

Avec son histoire très complète et quelques paramètres de jeu relativement intéressants (ses dialogues, son scénario et son ambiance sonore), DAO détient les meilleures cartes pour plaire aux fans des JdR. Toutefois, les animations et les graphismes archaïques laisseront un froid pour ceux qui voudront s’essayer pour la première fois au genre. Mauvais portage d’une version exemplaire sur PC, DAO version console s’avère être un piètre Action-RPG, à cause de ses batailles bordéliques et désorganisées. Par conséquent, le titre de Electronic Arts ne mérite en rien son statut d’héritier de Baldur’s Gate (pour la version console). A noter aussi l’absence incompréhensible de la caméra aérienne, sans oublier les DLC disponibles dès le jour de la sortie du soft. Un gros ratage !

Jeu testé sur Playstation 3

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TEST : The Saboteur

Depuis l’avènement de GTA III sur PS2, de nombreux studios ont tentés leur chance sur un jeu à monde ouvert. Certains ont réussis à attirer les foules et d’autres se sont cassées les dents avec fracas. Après deux épisodes de Mercenaries, le studio Pandemic, fermé depuis peu, nous revient avec The Saboteur. Un GTA Like se déroulant dans la déroutante ville de Paris durant l’occupation Nazi. Voyons voir si la sauce prend ou si le tout sombre dans la bérézina.

ALAAAARME

La seconde guerre mondiale est sans doute un passage de l’histoire qui a été le plus utilisé dans le jeu-vidéo. Voir même un peu trop souvent. Ici, pas de champs de batailles parsemés du sang de valeureux combattants. C’est dans les rues de Paris durant l’occupation allemande que le je nous place. On y incarne Sean, un mécano et pilote Irlandais qui va rejoindre le front de la Résistance histoire de maltraiter du Nazi et assouvir sa vengeance sur un officier allemand. Même si le début du jeu est assez mal amené, très mal même, le scénario est bien rythmé et on suit les aventures de notre lutin vert avec grande attention.

Côté historique, si on met de côté quelques anachronismes que seuls les férus d’histoire décèleront (Dédicace à Maxime), tout correspond plus ou moins. Par contre, un petit carton rouge à la version française du jeu qui a été victime d’une censure. En effet, toutes les croix gammées ont été remplacées par des croix germaniques. Ce n’est pas un tort en soit, mais on perd énormément en immersion. Malgré cela, le jeu  possède une excellente ambiance qui est véhiculée par les automobiles d’époques, les musiques, les affiches et pleins d’autres détails.

Sin City

Pas spécialement beau, mais pas du tout moche pour autant, The Saboteur se distingue par sa direction artistique empruntée à Sin City. Le tout en noir et blanc, seules les couleurs importantes et le rouge  ressortent à l’écran. Les développeurs ont pris cette décision pour marquer la présence Nazi dans la ville de lumière. Ainsi, à chaque fois qu’une partie de la cité est libérée, les couleurs réapparaissent de la façon la plus symbolique qu’il soit. Si le fond manque un peu d’originalité, la forme beaucoup moins et on peut même saluer le risque artistique prit par le studio. Le style visuel est très agréable à l’œil et les couleurs chaudes donnent l’impression de réconfort. La ville de Paris n’a pas été reconstituée avec la plus grande des minuties, certains crieront même au scandale, mais les artères principales de la ville sont globalement respectées. Passer à Pigalle la nuit avec tout ses néons ou débouler sur les Champs-Elysées tout en admirant la Tour Eiffel au loin est juste un pur plaisir. Par contre, il est clair qu’aller au Havre en à peine deux minutes brise l’immersion procurée par le jeu, mais il ne faut pas oublier que les américains ont quelques lacunes en géographie.

Techniquement parlant, si les graphismes sont plus que corrects, le reste montre quelques preuves de fébrilité. Le jeu saccade par moment, l’IA n’est pas un exemple de ce qu’il faut faire et la gestion des collisions fait parfois très tache. C’est d’autant plus dommage puisque le jeu séduit dès le premier coup d’œil. Pour l’ambiance sonore, c’est déjà meilleur, mais toujours en demi teinte. Les musiques sont sublimes, mais le doublage en français est atroce. Vive la VO.

Un manque de finesse

Si l’aspect graphique du titre est très réussi, le gameplay manque légèrement de finesse. Comme dans tous GTA, le jeu est parsemé de missions principales qui font avancer l’intrigue et de missions secondaires qui augmentent notre compte en banque. Globalement parlant, les missions sont intéressantes et on sent que la mise en scène a été travaillée, par contre, une fois dans le feu de l’action, on se rend compte que Pandemic a sortie son jeu  peu être un peu trop tôt. Au volant d’un bolide, on a beaucoup de mal à conduire de façon correct. En pleine fusillade, viser n’est pas une mince affaire. Lorsqu’on escalade les façades d’immeubles, ça manque cruellement de conviction et les phases d’infiltration sont très mal gérées. Le jeu regorge de bonnes idées, mais le polissage a été survolé et on se retrouve avec un jeu très intéressant mais qui baigne dans une prise en main et quelques mécaniques de jeu brouillonnes. A force de vouloir trop en faire, Pandemic s’est emmêlé les pinceaux et nous propose plusieurs mécaniques de jeu, mais sans véritablement les maitriser. Néanmoins, The Saboteur se démarque dans sa façon d’aborder les missions. Si certaines nous dictent une façon d’opérer, la plupart des missions se prennent selon l’envie. En escaladant les toits pour attaquer par surprise, en se déguisant pour tenter l’infiltration ou en y allant franco les armes aux poings. De quoi casser la répétitivité qui nait de certains GTA Like. Si l’intrigue principale peut s’achever rapidement en ligne droite, le jeu jouit d’une durée de vie gigantesque avec des centaines et des centaines de missions et défis disponibles. Pour le coup, le jeu vaut vraiment son prix.

VERDICT : 7/10

Malgré ses défauts techniques, sa prise en main brouillonne et ses quelques mécaniques de gameplay mal huilées, The Saboteur réussi à nous scotcher à l’aide de sa superbe patte graphique, de l’ambiance qu’il dégage et de la diversité des missions proposées. Si le studio aurait bénéficié de quelques mois supplémentaires, je pense qu’on aurait eut le droit à du très lourd.

Jeu testé sur Playstation 3

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