Grâce à Microsoft, j’ai pu mettre la main sur la démo de Kan And Lynch 2 : Dog Days sur Xbox 360, qui nous donne un léger aperçut de trois modes de jeux : Le scénario, le mode arcade et le multijoueurs. Prenons donc les choses dans l’ordre. Kane and Lynch 2 est la suite directe du premier volet signé IO Intercative. Quelques années se sont écoulées, Lynch est installé à Shanghai et Kane lui rend une petite visite (de courtoisie ?). Dès lors, nos deux comparses vont s’engager dans 48h de courses contre la montre.
Le mode scénario nous dévoile qu’un petit passage assez court mais diablement intensif. Posé dans un restaurant de Shanghai, Kane et Lynch n’ont pas le temps de profiter de leurs nouilles sautées puisque des hommes armés entrent dans le restaurant et commencent à lâcher des pruneaux à tout va. A peine commencé, on est directement plongé dans l’action. Dans cette suite, on incarne Lynch, le sociopathe névrosé du premier volet. Kane se voit relégué au second plan. D’un point de vue gameplay, on reste sur les bases du premier. On est face à un jeu de tir à la troisième personne et hormis une maniabilité plus légère et plus précise, on ne décèle pas de réelles nouveautés. On se met à couvert, on vise, on tire et on avance. Les habitués prendront leurs marques très rapidement. A côté de ça, le jeu semble stable. Pas de baisses de frameate ou de bugs disgracieux. Même l’IA semble au point. Elle avance intelligemment et n’hésite pas à nous prendre à revers. Tout semble carré, mais un peu trop conventionnel.
Par contre, si nouveauté il y a, c’est bien dans la réalisation. Le premier Kane and Lynch n’avait pas marqué par sa patte graphique et même si ce second volet ne nous offre pas des graphismes de haute voltige, le traitement de l’image est on ne peut plus originale. Dans une ambiance Youtubienne, on a l’impression d’assister à des scènes filmées à l’aide de téléphones portables ou des caméscopes de premiers prix. L’image est saturée, les couleurs ternes et les mouvements de caméras sont brusques et irréguliers. Si les premières minutes peuvent être difficiles, une fois habitué, on y prend énormément gout. Surtout que le cadre du jeu colle parfaitement au traitement de l’image. Dans un Shanghai sombre où la mafia dicte sa loi à coup de bastos, cette réalisation renforce le côté malsain, glauque et sale de la situation. Si les scènes d’intérieurs manquent d’originalité dans le level-design, une fois qu’on est dans la foule en plein centre ville avec des buildings qui s’étendent en hauteur, c’est juste un pur délice. Surtout que les balles fusent dans tous les côtés, que les passants hurlent et qu’on a même le droit à de fausses censures lorsque l’on tue par inadvertance, ou pas, un pauvre passant (Images floutées de la victime). Mais il faut se mettre en tête que cette réalisation ne plaira pas à tous, mais moi j’adore !!
Pour passer rapidement sur le mode arcade, il ne s’agit que d’un simple mode où l’on doit braquer une banque, ramasser le magot et s’exfiltrer le plus rapidement possible tout marquant le plus de points. Un peu à la manière de The Club, mais en plus oppressant et sournois. Concernant le multijoueurs, la démo propose trois modes de jeux : Fragile Aliance, Flic Infiltrés et Flics et Voleurs. Peu importe le mode de jeu choisi, les parties sont plutôt rapides, très intenses et diaboliquement accrocheuses. Dans les trois cas, la mission consiste à récupérer le plus d’argent possible et fuir vers le point d’extraction. Sauf qu’il est possible de trahir ses coéquipiers, jouer le rôle d’un flic infiltré pour tenter de faire capoter le coup ou de jouer le rôle d’un policier qui part à la chasse aux vilains. En clair, le jeu reprend le multi du premier tout en l’agrémentant de modes de jeux attrayants et en lui offrant une maniabilité remaniée. Que demander de plus, honnêtement ?
VERDICT : Je boue d’impatience
Malgré ses innombrables défauts, j’avais particulièrement apprécié le premier volet des aventures de Kane and Lynch. Les personnages étaient profonds, charismatiques et on prenait un réel plaisir à les suivre. Surtout que la mise en scène était au rendez-vous. Bien que différente, cette suite s’annonce déjà meilleur. Le traitement de l’image est épatante et rend l’atmosphère du jeu agréablement oppressante, la maniabilité s’est solidifiée, la mise en scène est encore plus travaillée et le mode multijoueurs annonce des parties endiablées sur les réseaux. La seule chose qui me déçoit reste la simplicité et le manque d’originalité du gameplay. Mais quoiqu’il en soit, je m’en régale d’avance.


juillet 13th, 2010
Marko 




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