[TEST] Dark Void (PS3)

Scenario : Le scénario de Dark void ne vous laissera pas un souvenir impérissable, loin de là, mais il parvient tout de même à faire passer un moment bien sympathique. Le jeu se déroule dans une période pré-seconde guerre mondiale où, pour une fois, les méchants Nazis ne seront pas l’ennemi à abattre. Après un crash en avion dans le triangle des Bermudes (respect à l’originalité), on se retrouve nez à nez avec d’étranges créatures robotiques venant d’une autre dimension pour réduire l’espèce humaine à néant, rien que ça. Du coup, c’est à l’aide de Jet Packs qui s’amélioreront au fil de l’aventure que nous devrons sauver le monde. Pas exaltant, mais fort distrayant.

Graphismes / Technique : Dark Void n’est pas à la hauteur des jeux Capcom, mais ça ne le rend pas moche pour autant. Le personnage principal est modélisé à la perfection et les textures, utilisées  pour ses vêtements, sont très fines et détaillés. Par contre, tout le reste a été négligé. La profondeur de champ est anecdotique, le sol est limite risible et l’ensemble des environnements manquent de détails et semble avoir été fait à la va-vite. Techniquement parlant, le résultat final est passable, mais nous gratine de petites chutes de framerate dans les phases d’escalades, d’animations très peu naturelles et de murs invisibles en veux-tu en voilà.

Maniabilité / Gameplay : Dark Void surf sur la vague des TPS en y ajoutant la possibilité de voler à l’aide d’un Jet Pack. Si les phases au sol sont parfaitement maniables, dès qu’on se retrouve dans les airs, c’est une tout autre histoire. La précision manque à l’appel, viser des ennemis en volant s’avère être un véritable tour de force et les envies de sortir un petit sac en papier pour y déposer son déjeuner sont légions. Si l’on met de côté la possibilité de voler, Dark Void propose des phases de gameplay assez classiques. On évolue dans de larges couloirs, on dispose d’un petit arsenal customisable et on peut se mettre à couvert comme dans tout bon jeu à la mode. Par contre, les phases d’escalades sont plutôt bien pensées même si leurs mises en scène restent bancales et maladroites. Les gros défauts de Dark Void sont que les sensations de jeu sont très mollassonnes et que le rythme est bien trop léger. En clair, un jeu bien sympa, mais assez chiant.

Bande son : Si les musiques ne font pas forcément naitre de fortes émotions en nous, elles parviennent néanmoins à bien rythmer l’aventure. Prenantes, elles s’intègrent parfaitement au gameplay comme aux environnements. Quant aux bruitages et autres effets sonores, ils font très bien leur boulot, mais sans nous transcender.

Durée de vie : Le jeu se boucle entre 6 et 8 heures de jeu en mode normal. Assez simple, le mode difficile pourrait réserver des surprises au niveau des joutes aériennes. Question rejouabilité, on frise le zéro, à moins que vous vouliez à tout prix chopper tous les succès et trophées.

VERDICT : 5/10

Si le jeu laissera de marbre n’importe quel gamer chevronné, il devrait tout de même intéresser le néophyte du genre ou le joueur occasionnel qui se serait perdu entre deux parties soporifiques de Wii Play. Pleins de bonnes idées, Dark Void s’enlise dans une réalisation bien trop classique, dans des phases aériennes complètement ratées et dans des sensations de jeu beaucoup trop timide. Un jeu qui aurait pu faire parler de lui durant une période creuse, mais avec ce qui sort en ce moment, on ne le voit même pas passer.

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Un commentaire to “[TEST] Dark Void (PS3)”

  1. Sébastien C. dit :

    Encore faudra-t-il que ledit gamer néophyte ne soit pas rebuté par la réalisation en demi ton de ce titre.

    Quand j’ai testé la démo j’ai eu vite fait de couper le jeu tellement la maniabilité m’a paru désagréable.

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