[TEST] Dragon Ball : Raging Blast

Lorsque Marko m’a envoyé Dragon Ball : Raging Blast pour ce test, j’ai fouillé dans mon esprit pour me replonger dans le contexte. Néanmoins, c’était sans compter sur une mémoire de poisson rouge qui m’a déjà conduit à des énormités. Oublier mon repas dans le four, commencer le test de Dragon Age Origins en évoquant les bienfaits du Jet Pack, ou encore d’oublier de publier un papier pour le jeu d’un grand éditeur américain… Saleté de mémoire, je vous assure ! Il m’aura donc fallu un petit moment de réflexion, pour me replonger dans mes souvenirs d’un Dragon Ball Z Burst Limit qui m’avait laissé sur ma faim. Cependant, avec ce nouvel épisode, on était en droit de découvrir une remise en question de l’éditeur, afin de redonner tout son intérêt à un titre dont il a déjà fait le tour.

Vous reprendrez bien un bourre pif ?!

Exit les innovations et les bouleversements de votre RPG/Action du moment, Dragon Ball : Raging Blast prend les mêmes bases que ses prédécesseurs, en revêtant toutefois un habit HD. Malheureusement pour vos portefeuilles, le lead designer de chez Spike devait être malade au moment de créer le design de ce nouvel opus. Dès lors, on se surprend à retrouver les décors habituels de la franchise. En clair, on redécouvre des villes abandonnées, en passant par des paysages pratiquement vides, pour finir vers de vertes prairies, le tout partiellement destructibles ! En sus, cette nouvelle version Tenkaichi n’offre pas de pelletées de différences graphiques. Malgré un effort sur l’étendue des cartes du jeu (un moindre mal), on ne note pratiquement aucune différence comparé aux épisodes PS2. De plus, avec son casting moins important qu’à l’accoutumé (70 opposants en comptant de nombreuses évolutions d’un même personnage), et quelques combos en moins, certains joueurs auront la mauvaise impression de se battre souvent contre le même type de personnages. Ce qui est vraiment dommage, puisqu’en cette période de crise, votre paie vient de passer dans le contrôle technique de votre voiture, ou pire, le zéro que vous avez eu en math ne passe pas auprès de vos parents ! Qu’à cela ne tienne, de nombreux modes de jeux sont là pour faire passer la pilule. Championnat du monde, Musée, Versus, Online (jusqu’à quatre joueurs), Super Championnat, Personnalisation Ultime (mouais), une ribambelle de bonus à débloquer (nouveaux coups, musiques, etc.), Dojo et Combats du Dragon.

Si vous le voulez bien, attardons-nous maintenant sur ce dernier mode de jeu. Celui-ci est donc le frère cadet du mode histoire que l’on connaît tous. En plus d’avoir un nom super classe, il permet de prendre part à beaucoup de saga de Dragon Ball. Des Saiyens, à Bardock, Freezer, en passant par Buu et des Super Saiyens légendaires, la durée de vie de ce mode Story (et à fortiori du jeu) est plus que conséquente ! Une fois la saga sélectionnée, vous pouvez choisir un épisode particulier de l’histoire. L’occasion de noter que les trois difficultés proposées dans le soft sont mal dosées. Comprenez par là que des combats en facile peuvent vraiment vous donner du fil à retordre, tandis que les oppositions en mode difficile penchent du côté du franchement n’importe quoi. Sans transition, parlons du doublage à mi-chemin entre Amour, Gloire et Beauté et du dernier épisode de LOST (c’est vaste, mais c’est comme ça !). Au choix, le joueur peut activer les doublages japonais de grande qualité, mais laisser aussi la place à une localisation anglaise qui ferait perdre ses cheveux à un Super Saiyen 3 ! Pour conclure sur l’ambiance sonore, les musiques sont clairement minables, alors que les bruitages sont de bonne qualité et permettent de favoriser l’immersion.

En cours de jeu, les combats sont plutôt dynamiques, mais souffrent de très gros soucis par le biais d’une caméra exécrable. Par exemple, si le joueur décide de prendre de la distance avec son opposant, la caméra reste figée sur son combattant et il est impossible de situer l’ennemi. Ennuyeux, quand on sait que les timing de manipulations sont très importants dans cette mouture. Comment fait-on ? Je pourrais vous conseiller de serrer les fesses, au risque de marquer votre beau canapé cuir, mais je préfère vous annoncer qu’il faudra rester en corps à corps pour éviter de rencontrer ce soucis. De surcroît, le choix du stick droit pour les coups spéciaux n’est pas des plus judicieux de la part des développeurs. Si bien que si l’on veut orienter la -très mauvaise- caméra dans une autre direction, une fausse manipulation peut vite conduire à épuiser son Ki dans une attaque qui ne sert à rien. Néanmoins, force est de constater que l’éditeur désire rendre son jeu plus accessible aux néophytes, quitte à se mettre les habitués à dos.

Verdict 4/10

Une note sévère (je l’avoue), mais quand des développeurs baillent aux corneilles au lieu de donner un bon coup de Swiffer sur leur titre, la sentence est plus que justifiée. Je profite aussi pour rappeler à l’éditeur en question que l’argent investi par les joueurs dans des jeux sur consoles, dites « Next Gen », ne tombe pas du ciel et que l’on aimerait avoir entre les mains plus qu’une version PlayStation 2, maquillée HD, avec des innovations qui se battent en duel. A bon entendeur.

Pourvu d’une caméra au comportement plus que louche, de graphismes très moyen et d’une jouabilité en demi-teinte, Dragon Ball : Raging Blast aurait plus sa place sur le Xbox Live Arcade à 2000 MS Points (note éditeur : au moins là, les joueurs ne pourraient pas le revendre). D’emblée, cette simple version HD de la série Tenkaichi ne brille que par sa durée de vie très honnête et son doublage japonais réussi. Au final, ce titre s’avère être dispensable en tous points. Je profite donc de cette article pour vous conseiller de ressortir du placard votre PS2, pour déguster le très bon Dragon Ball Z : Budokai Tenkaichi 3, plutôt que de gaspiller votre argent sur ce soft au goût de déjà-vu.

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2 commentaires to “[TEST] Dragon Ball : Raging Blast”

  1. armada dit :

    Merci du test, je pensais que le jeu était meilleur que ça :-/
    Je me suis trompé ^^’

  2. Kevin dit :

    Il n’est pas forcément très mauvais. Sauf évidemment la caméra désastreuse, des personnages qui manquent, des doublages américains qui piquent les oreilles, etc. Mais il est trop proche des opus précédents. De plus, je ne comprends pas du tout les sites spécialisés qui notent ce jeu comme si il était bon (13, 7/10 …), alors que c’est un copier/coller de la version précédente PS2. A un moment, les éditeurs doivent arrêter de prendre les joueurs pour des vaches à lait.

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